Enfumer tue

Billets d'humeur et réactions à chaud, face à l'actualité, grande ou petite, et aux petits mensonges ordinaires. Blog totalement PARTIAL.

26 août 2009

Journaux de vacances

Cette année, j'ai décidé de m'assumer totalement. Dé-com-ple-xé. J'ai passé mes vacances à ne rien faire, sauf picoler et manger gras. Il a fait un temps globalement merdique, mais en partant dans le nord, je le savais d'avance. J'avais décidé de positiver, et c'est ce que j'ai fait.

Du coup, entre deux whiskys, j'ai pris le temps de lire un peu le journal. On peut être un alcoolique mondain et se tenir informé des évènements qui affectent nos contitoyens, non ? Si.

Les différents évènements, politiques ou simples faits divers, m'ont inspiré divers sentiments, diverses émotions.

DEGOÛT

Les nouvelles ont rivalisé de malice, comme celle-ci, pêchée dans Ouest France du 2 aout 2009 : Six chrétiens ont été brûlés vifs au Pakistan, quatre femmes, un homme et un enfant. Brûlés vifs. Par des musulmans en colère, qui les accusaient d'avoir profané le Coran.

Il me semble intéressant de reproduire ici le dessin de couverture de Charlie Hebdo, paru au moment du "scandale" des caricatures de Mahomet :

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AFFLICTION

En page 4 de ce même numéro, Bertrand Rothé, auteur du roman "Lebrac, trois mois de prison", fait une analyse très juste de la banalisation de la prison pour les jeunes, notamment. Je le cite, ce sera plus simple : "Si un juge intervient pour un vol de vélo ou une bagarre dans la cour de récré, que reste-t-il au dessus ? La prison doit rester l'ultime niveau dont les jeunes ont peur. Sa banalisation n'est pas bonne. Les juges, que j'ai rencontrés, voient de plus en plus d'enfants qui ne devraient pas être là".

Une civilisation qui met ses enfants en prison parce qu'ils font les mêmes bêtises que leurs ainés avant eux, mérite de disparaître, sous les coups répétés de ces mêmes enfants désabusés. La politique du tout répressif conduit mécaniquement à l'augmentation du niveau de dangerosité des délinquants. Quand on risque la prison pour un vol de vélo, on n'a rien à perdre...

DEMISSION

Ce n'est pas un sentiment, c'est un constat. Dans La Presse de la Manche (oui, vous comprenez pourquoi j'ai eu un temps merdique) du 9 aout 2009, un édito assez clairvoyant de Jean Levallois, intitulé "Colère et mépris". Cet édito traite de la parodie de procès faite à Clotilde Reiss. L'édito se conclut par ce paragraphe : "Le XXème siècle nous a appris qu'on avait eu grand tort de négocier avec les dictateurs. Il ne faut pas laisser, aujourd'hui, s'épanouir les nazillons, fussent-ils à barbe."

La négociation, la collaboration, la démission, tous ceux qui, tous les jours, affirment haut et fort qu'ils sont prêts à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, connaissent bien ces sentiments, et s'en accomodent parfaitement. Que ce soit dans les entreprises ou au gouvernement, il se trouve toujours un petit dictateur en herbe pour tenter de durcir et verrouiller le régime de son pays, ou les règles de fonctionnement de son service, à son propre profit. Négociation. Et ils se trouvent toujours de petits cheffaillons pour le soutenir, en espérant en tirer quelques piètres dividendes, un petit pouvoir. Collaboration. Et malheureusement, ils se trouvent toujours des employés ou des citoyens pour accepter avec fatalisme ce dictat qui ne dit pas son nom, en courbant l'échine, et en espérant que le prochain coup ne tombera pas sur eux. Les victimes sont aussi coupables que leurs bourreaux, dés lors qu'elles ne se révoltent pas. Démission.

Le livre de Franck Pavloff, Matin Brun, devrait être obligatoire au programme scolaire de la 6ème.
Et pour ceux qui auraient vraiment la flemme de lire cette très courte nouvelle, voici le petit poème du pasteur Allemand Martin Niemöller :

"Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester."

A ce sujet, en page 16 de ce même journal, on apprend dans la rubrique "Savoir vite" que l'Italie a durcit sa loi pour rendre plus efficace la lutte contre la criminalité et l'immigration clandestine. Ces délits sont désormais passibles 5 à 10000 euros d'amende. Le séjour des immigrés clandestins dans les centres d'identification et d'exulsion passe de 2 à 6 mois. Les sans-abris seront fichés  par le ministère de l'intérieur, et des rondes de citoyens seront instaurées. Des milices, ça s'appelle.

L'Italie, en ce moment, ça sent très mauvais. Démission des italiens. Ce n'est pas la première fois pour eux, pour nous non plus d'ailleurs. Les milices, ça vous rappelle quelque chose ? A quand les tontes publiques de sdf soupçonnés d'avoir volé dans les supermarchés ? Ne rigolez pas, la bête immonde revient, tranquillement. Elle est dé-com-ple-xée.

INJUSTICE

Un homme noir, condamné à vie pour le viol d'une femme et disculpé par des analyses ADN, a été libéré vendredi par un juge du Texas après avoir passé vingt-trois ans en prison. Je suis curieux de savoir combien cet homme va toucher d'indemnités de la part de l'Etat du Texas, tiens.

REPRESSION

En page 17 de ce même numéro (La Presse de la Manche du 9 aout 2009), toujours dans la rubrique "Savoir vite", on apprend que le père du petit Yanis n'a pas été libéré pour assister à l'enterrement de son fils, tué cet été dans un accident de Jet Ski.

Voilà un homme qui vient de perdre un fils, et à qui l'on refuse la liberté, même provisoire, pour l'enterrer. Dîtes, je croyais que la prison était faite pour enfermer les individus dangereux pour la société, et je croyais que la privation de liberté était le dernier maillon d'une longue chaîne judiciaire ? Je n'avais pas compris, mais c'est sûrement de ma faute, que la privation de liberté était le PREMIER maillon de la chaîne judiciaire française. Je vais vous expliquer comment ça va se passer pour vous, demain, dans un mois, dans un an : à un instant I (et non pas T, s'il vous plait), vous avez un accident de voiture, par exemple, impliquant la mort d'un individu du genre humain. A un instant I+1, on vous met en GAV (garde à vue, autant vous familiariser avec cet acronyme, vous n'en avez pas terminé avec), puis en prison. A un instant I+2, vous choisissez votre avocat et préparez votre défense. A un instant I+3 (six mois après, minimum), on vous juge pour décider si on va vous maintenir en prison ou pas. Si vous êtes innocent, le procureur, magnanime, requierera six mois de prison. Histoire de ne pas avoir à vous dédommager de votre incarcération arbitraire. Ca va sûrement vous faire marrer, hein ? Ne vous inquiétez pas, votre tour viendra, pour une parole écrite sur un forum (ou sur un blog), pour un téléphone au volant, pour un énervement contre un policier qui vous aura mal parlé, pour avoir aidé un immigré clandestin, pour avoir téléchargé illégalement de la musique sur internet,  ou comme ici, pour un simple accident, vous irez en prison. Vous, ou vos enfants. Mais puisque personne ne dit rien, pourquoi voulez-vous qu'ils s'arrêtent ?

Sérieusement, je pose la question : quel danger représente cet homme pour la société ? Pour moi ? Pour vous ? Que fait-il en prison ? Ne cherchez pas, il n'a rien à y faire, ce n'est que le père d'un enfant victime d'un accident mortel. Mais personne ne dit rien. Démission collective, des citoyens, des médias, des politiques de tous bords (opposition et majorité).

"Lorsqu'ils sont venus chercher le père du petit Yanis, je n'ai rien dit :
il l'avait bien cherché...
"

INTERLUDE

En page 7 de La Presse de la Manche du 10 aout 2009, j'apprend avec stupéfaction dans la rubrique "Faits divers" qu'une vache a été attrapée par les gendarmes dans les rues de Cherbourg. Connaissant bien Cherbourg, je me demande bien ce que ce bovidé venait faire au milieu de la ville, mais en tous cas, je trouve cette nouvelle très rafraichissante. Hop, un deuxième glaçon dans mon whisky.

DESTRUCTION MASSIVE

En page 8 de la Presse de la Manche du 15 aout 2009, nous sommes informés de la fermeture du SMUR de Valognes (50, Manche) pour cause de manque de médecins.

Voilà qui ne risque pas d'arriver au Val de Grâce, puisque les médecins y sont fonctionnaires de l'Etat. On comprend mieux pourquoi Nicolas Sarkozy, qui n'a pas eu de mots assez durs envers les fonctionnaires privilégiés, va s'y faire soigner. Il est sûr d'avoir du personnel à sa disposition. Je me demande s'il a bien pris la mesure des ravages que fait la réforme de l'hôpital, poursuivie à son initiative, sur la disponibilité des médecins pour le petit peuple. La populace, qui a raté sa vie, faute d'avoir une Rollex et de prendre ses vacances dans les résidences privées des chefs d'Etats étrangers.

EDUCATION

En page 20 du même journal, je note que l'Afghanistan n'en finit pas de renouer avec la civilisation, depuis l'intervention des Etats-Unis et de leurs toutous, dont la France. En effet, l'Afghanistan a adopté une loi "légalisant la discrimination" à l'encontre des femmes de la minorité chiite. Cette loi dispose notamment que ces femmes pourront être privées de nourriture si elles refusent les relations sexuelles. Je connais pas mal de mal baisés qui vont saliver sur cette loi discriminatoire et sexiste. Heureusement, je connais aussi nombre de gens qui pensent, comme moi, que, vraiment, ça valait le coup d'aller se faire massacrer là-bas, pour en arriver là. Quand est-ce qu'on rentre ?

TRAGEDIENTE

J'ai suivi comme tout le monde les épisodes lamentables de cette parodie de justice en Iran. Que dire ? J'admire les iraniens, et je méprise leurs dirigeants. Clotilde Reiss est prise dans un engrenage infernal, un imbroglio géopolitico-judiciaire qui la dépasse évidemment.

Elle sortira de prison, je l'espère, dans quelques jours, mois. Les dirigeants iraniens, qui ne méritent pas l'effort que je devrais fournir à chercher l'orthographe exacte de leurs noms respectifs, ne sortiront pas grandis, eux, de cette parodie d'élection et de justice. Jusque là, l'Iran faisait peur. Maintenant, il fait pitié.

DECREPITUDE

En parcourant Marianne, une article très intéressant de Clara Dupont-Monod sur Carla Bruni. Elle y dresse un portrait plutôt réaliste de la première Dame de France, qui, avant d'occuper cette ennuyeuse fonction, était un peu l'étendard de la libéralisation féminine, la femme libre d'action et de pensée, celle qui aurait pu reprendre à son compte, et sans rougir, la fameuse phrase d'Arletty, qui avait affirmé que "son coeur était français, mais son cul était international", bref, la femme belle et intelligente qui énerve les autres femmes et effraye les hommes. La Mante pas religieuse, mais pour autant dangereuse pour le coeur, celle qui avait réussi sa reconversion, au point que même moi, j'avais acheté son premier album, après avoir admiré ses formes durant sa carrière de mannequin, et sa liberté de ton, lors des quelques interviews que j'avais pu entendre de cette sulfureuse femme rebelle. Cette femme qui refusait le mariage, qui affirmait qu'un mari, ça ne se vole pas, ça se garde. Cette femme qui, aujourd'hui, se complaît dans les dorures de la République, fait la belle dans les soirées mondaines organisées par l'Elysée, et se soumet en talons plats aux ordres d'un Nicolas Sarkozy triomphant de sa conquête. Il peut triompher, l'animal : il a dompté une très belle insoumise.

Reste qu'en contemplant aujourd'hui Carla Bruni, et en observant son comportement et ses propos, on ne peut que méditer sur le refrain de Brel : "Mourir, cela n'est rien. Mourir, la belle affaire. Mais vieillir..."

Ainsi que sur le slogan de mai 68 : "vivre vite, mourir jeune". Mai 68, qu'avait combattu Nicolas Sarkozy, celui-là même qui dompta la rebelle, pour en faire la première dame de France, certe non démunie de formes, mais pour autant sans relief, que nous connaissons aujourd'hui.

Une bonne nouvelle cependant, en cet été passablement pourri : le petit Gauthier, qui s'était perdu et qui a été retrouvé sain et sauf. On n'est pas fanny, mais de justesse...

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14 mai 2009

OL : plus dure est la chute

Le spectacle d'un vieil aigle mourant n'est, somme toute, jamais réjouissant. La chute de l'OL, irréversible désormais, conclut son parcours. Et son patron conclut probablement le sien.

Adieu, le grand stade, adieux, les projets démesurés, adieu, l'action en bourse... L'OL n'est plus le patron. Cela réjouira ceux qui, depuis des années, s'ennuient ferme en regardant le football français à la télévision, dont on aurait pu dire jusque là, qu'il est "un sport dans lequel s'affrontent plusieurs équipes de onze joueurs, et à la fin, c'est l'OL qui gagne".

Cela réjouira sans aucun doute ceux qui pensent qu'il n'y a qu'un seul Olympique, et que ce n'est pas celui-ci. Cela attristera les lyonnais, qui brillaient jusque-là, et vont retomber dans le quasi-anonymat footballistique.

Mais, attristés ou réjouis, admettons-le : cette année, le football est intéressant. Quant à l'OL, sa chute est proportionnelle à sa gloire passée : brutale et abyssale. Lyon n'aura rien gagné cette année, et gageons que ce cadeau, concédé aux autres équipes, qui talonnaient déjà Lyon depuis plusieurs années, sera apprécié à sa juste valeur, et que la place sera très vite occupée. Reste à savoir si c'est Bordeaux ou Marseille qui brillera, cette année. Reste à savoir si l'OL sera capable de briller à nouveau, un jour, au firmament du football français, ou si, comme je le disais en introduction, cette chute ferme le ban, pour l'OL et pour Jean-Michel AULAS.

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23 décembre 2008

Liberté : tu avances, tu recules...

Comment veux-tu, comment veux-tu ?

...et pendant ce temps-là, on continue à menotter les philosophes et les journalistes qui osent demander des explications aux policiers lorsque ceux-ci s'en prennent à un noir.

...on maintient en prison un jeune idéaliste et sa compagne, sans motif autre que celui de ne pas vouloir admettre qu'on les a enfermés pour rien, juste pour calmer les esprits et pour faire plaisir au Président de la SNCF. Ils ne seront probablement pas chez eux pour Noël, et ils seront bien entendu condamnés à de la prison, à hauteur de ce qu'ils auront été enfermés préventivement.

...Les français s'apprêtent à passer un noël morose et frileux, en se demandant s'ils auront encore du travail le mois prochain, en janvier 2009. Heureusement, certains français sont suffisamment épargnés par la crise pour pouvoir aller réveillonner au Brésil. On est bien contents pour Nicolas et Carla. J'espère qu'ils vont bien en profiter, parce que l'année 2009 sera sûrement difficile.

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13 novembre 2008

Achetez Chinois !

Le lait pour bébés à la mélamine, les fauteuils et les chaussures qui vous estropient à vie, les peluches qui prennent feu, les fourrures en peau de chat et de chien, les voitures qui passent moins bien les crash-test actuels que nos antiques Renault 16... Achetez Chinois, vous permettrez à des enfants de travailler dés 7 ans dans des caves, et surtout, surtout, ce sera excellent pour votre pouvoir d'achat.

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03 juin 2008

Elodie est morte

Elodie est morte le 12 aout 1982. La nature l'avait déclarée morte, elle est née morte, morte-née. Rideau.

Mais le centre hospitalier de Chateauroux en a décidé autrement, ce 12 aout 1982. Contre la nature, contre l'avis même des parents d'Elodie, le centre hospitalier de Chateauroux a décidé de s'ériger en Dieu, et de ramener à la vie cette enfant morte. Alors le centre hospitalier de Chateauroux a prodigué des soins au petit cadavre, jusqu'à refaire partir le coeur. Mais pas le cerveau.

Aujourd'hui, Elodie a pratiquement 26 ans. Elle n'a jamais rien vu, jamais rien su, ne verra ni ne saura jamais rien. Puisqu'elle est morte. Cependant, elle respire.

Les parents d'Elodie ont intenté un procès au centre hospitalier de Chateauroux. Lequel est réellement exemplaire dans ce dossier, puisque, par une malchance fort opportune pour lui, il a malencontreusement perdu le dossier d'Elodie. Zut alors, pourtant on avait tout bien rangé dans l'incinérateur, on ne comprends pas ce qui s'est passé.

Perdre le dossier d'une patiente, pour un hôpital, c'est vraiment du plus bel effet. Evidemment, le dossier n'a pas été perdu, mais détruit. Evidemment, personne ne pourra jamais le prouver, et donc, la version officielle est que le dossier a été perdu. Vous pensez bien que, tout comme vous, j'adhère sans réserves à cette version des faits.

Finalement, les parents d'Elodie ont perdu leur procès. La justice publique a donné raison à la santé publique, les fonctionnaires ont blanchi les fonctionnaires. Non, evidemment, vous pensez bien qu'en réalité, des juges ont estimé, en leur âme et conscience (mon Dieu, que je n'aimerais pas avoir cette âme-là), que les parents d'Elodie n'avaient pas lieu de réclamer réparation de leur préjudice devant un tribunal.

Qu'ils aient refusé la réanimation de leur fille morte, et que les médecins soient passés outre cette interdiction, cela n'a aucune importance. Les médecins savent, les patients patientent, les juges jugent.

Aujourd'hui, Elodie a 26 ans, c'est un cadavre qui respire, et demain, lorsque les parents d'Elodie ne seront plus là pour assurer sa survie, c'est vous, mes chers compatriotes contribuables, qui paierez pour Elodie.

Comment ? Vous dites que vous payez déjà des impôts pour la santé et la justice ? Eh bien oui, que voulez-vous, si j'étais à la place de l'Etat, je ferais pareil : j'ai des moutons, je les tonds. C'est logique.

Le pire, c'est qu'Elodie, depuis le 12 aout 1982, n'a jamais pu avoir d'enterrement décent, et que ses parents n'ont jamais pu faire leur deuil.

Justice, justice... Tu t'es trompée, une fois de plus. Une fois de trop ?

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04 mai 2008

Murs blancs = peuple muet

J'ai pris cette photo sur un des murs de la ville ou je réside en semaine, pour raisons professionnelles.

La mauvaise nouvelle, c'est qu'elle est sur mon téléphone portable, et que je n'ai pas la fonction bluetooth sur mon ordinateur, donc je mettrai la photo dés que possible. J'ai bien fait de la prendre, la photo, parce que le mur a été nettoyé depuis.


EDIT du 15/05 : Voilà, je l'ai retrouvé, ce fichu cable. Voici donc le tag en question :

DSC00128

 

Alors, un petit malin, dans un but revendicatif évident, dont la profondeur n'échappera à personne, avait écrit la phrase suivante :

MUR BLANC = PEUPLE MUET

Le fait d'écrire ceci sur un mur, véhiculait par conséquent le message suivant :

"J'écris sur ce mur, car le peuple doit s'exprimer, et le peuple s'exprime en écrivant sur les murs. Il fait part de ses revendications en utilisant le support qui est à sa portée, et qui est à la portée de tous et de chacun : les murs de la ville".

En gros.

Bon, on pensera ce que l'on veut du message, mais ce qui m'a interloqué, c'est qu'un autre petit malin était passé après le premier, et avait corrigé le tag comme ceci :

MUR BLANC   MUET = PEUPLE MUET BLANC

Oh ! Me suis-je dit in petto, voilà qui est malin. L'utilisation de la technique de l'interversion pour inverser le message initial est parfois franchement mauvaise, parfois quelconque. Cette fois, elle était plutôt maligne, car l'auteur de la modification renvoyait comme une gifle à l'auteur initial, sous fond de message raciste, son allégation.

Il voulait dire :

"Ce sont les étrangers, les noirs et les arabes qui salissent les murs de la ville en les taguant. S'il n'y avait que des blancs en France, il n'y aurait pas de tags."

En gros.

Bon, c'est un message raciste classique, rien de bien nouveau, même s'il est navrant de constater que certains individus raisonnent encore comme un coup de marteau dans un tas de sable, ce n'est finalement pas une découverte.

Mais en réalité, ce qui m'a fait réfléchir, et ce qui m'a encouragé à m'arrêter pour prendre une photo de ce tag (patience, je vous le poste le we prochain, peut-être même avant), c'est la seconde interprétation que l'on pouvait faire de cette inscription modifiée, que je vous remets :

MUR BLANC MUET = PEUPLE MUET BLANC

Finalement, il est tout à fait possible d'interpréter ce tag autrement :

"Les murs qui demeurent muets sont le symbole d'un peuple qui se tait, d'un peuple sans couleur, sans saveur, sans réactions. Un peuple passif. Blanc comme un linge, pour ne pas dire transparent. Un peuple d'esclaves."

En définitive, interprété comme ça, quel que soit l'ordre dans lequel on place les mots intervertis, le message est le même, et je suis ravi de constater que les deux auteurs de cette oeuvre commune sont finalement d'accords, au fond.

Quant au principe de salir les murs d'une ville en les taguant, je suis plutôt contre, en général. Mais ces temps-ci, il me semble que le peuple a envie de s'exprimer, et puisqu'aucune élection ne se profile pour lui permettre de le faire dans les urnes, il n'est pas déraisonnable de penser que le peuple emploie d'autres véhicules et supports pour faire entendre sa voix à un gouvernement sourd, muet et aveugle, qui est aux commandes d'un engin de démolition et commence par casser tous les acquis sociaux avant de pouvoir construire de la croissance et des banques sur les ruines fumantes encore du code du travail et de la protection sociale.

PEUPLE EGAL, MURS MUETS ?

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23 février 2008

France Télécon et Darty Show

En ce moment, j'habite loin de chez moi. C'est pour la bonne cause, je vous le précise d'emblée, car je vois poindre chez les plus sensibles de mes lecteurs un sentiment d'angoisse et de détresse que je ne voudrais surtout pas laisser se développer davantage. Donc, j'habite loin de chez moi.

Alors, le soir, n'ayons pas peur des mots, je m'emmerde. Loin de ma femme et de mes enfants, je m'emmerde. Oui, c'est du 3615 mylife, ce n'est pas pour rien que je poste ça dans "Tracas quotidiens". Si ça vous ennuie, vous pouvez toujours tenter de vous payer une crise de fou rire sur humour.com, il parait que certains y arrivent. Mais cessez de m'interrompre, s'il vous plait, ça m'agace.

Donc, je m'emmerde. Alors je me suis dit que j'allais prendre une connexion internet, dans mon petit studio de 17 m². Et je me suis dit que j'allais prendre la DartyBox. Je vous préviens tout de suite que je serai sourd à vos éventuelles protestations : je ne veux pas d'Alice (mais je veux bien Vanessa Hessler, NDLR), je ne veux pas de Free, je ne veux pas d'engagement, je veux qu'on me rembourse mes frais d'ouverture de ligne France-Télécon (non, non, pas de faute), je veux tout ça et je ne veux pas du reste, et je veux le téléphone, la télévision, et Darty propose tout ça. Donc, c'est décidé, ce sera une DartyBox.

Alors, je suis allé dans une agence Orange, dans la ville ou je réside en solitaire, pour faire ouvrir ma ligne. On m'a dit qu'il fallait un RIB. "Mais je ne veux pas payer par virement", me suis-je étonné. "Il faut quand même un RIB, monsieur", m'a-t-on répondu avec un grand sourire qui en disait long sur les possibilités qui m'étaient offertes de négocier une ouverture de ligne sans ce relevé d'identité bancaire.

"Bon", ais-je dit. "Je reviendrai".

Alors, le we, je suis remonté chez moi, en Normandie. Je suis allé dans une agence France-Télécon, dûment muni de mon RIB. J'ai fait la queue, pendant 20 minutes, le temps qu'une vendeuse explique à un monsieur qui était venu là avec sa femme et ses trois enfants d'environ 18 ans, chercher une livebox, un décodeur TV, et qui demandait comment tout ça allait marcher, quand, et comment on branche le petit fil là, etc..

Forcément, je montais un peu en pression, mais j'étais serein, j'allais bientôt avoir ma ligne FT. Darty étant en face, j'aurais réglé l'affaire en une heure.

Finalement, une vendeuse, se rendant compte qu'il y avait encore 6 clients derrière moi, et que la queue commençait à envahir la galerie commerciale, vient à ma rencontre, et s'enquiert de ma requête.

"Je viens ouvrir une ligne", lui dis-je.
"Très bien, monsieur". Elle note mon nom, et me demande : "avez-vous un numéro de téléphone portable ?"

...

Je reste calme, enfin j'essaie, et je lui réponds : "Oui, mais je ne vois pas le rapport avec l'ouverture de ma ligne France-Télécom". Elle me dit que c'est normal, c'est pour constituer le dossier, et puis elle croise mon regard noir, et elle dit : "Enfin ce n'est pas grave, on ne va pas..." Je la coupe et lui confirme : "Non, on ne va pas, non".

Et je dis : "C'est pour ouvrir une ligne à Poitiers, ça ne pose pas de problème ?"
Elle me regarde, effarée, et me dit : "Ah mais non, ce n'est pas possible, nous ne nous occupons que de la Haute-Normandie. Pour ouvrir une ligne à Poitiers, il faut aller à Poitiers. Et d'ailleurs, pourquoi êtes-vous venu ici pour ouvrir votre ligne ?"

"Parce que j'habite là", lui réponds-je. "C'est formidable, pour un opérateur de télécommunication nationales et internationales, d'avoir un système informatique qui est incapable de communiquer inter-région. Bravo".

"C'est de la faute de l'informatique, monsieur, on n'y peut rien".
"Oui, oui, je sais, c'est l'informatique, je connais. Merci, au revoir".

J'ai donc fait ouvrir ma ligne par téléphone, en appelant un numéro national, je suis tombé sur une opératrice qui m'a ouvert ma ligne en 5 minutes, et m'a donné immédiatement le numéro.

Du coup, j'ai appelé Darty dans la foulée, j'ai demandé un abonnement, on m'a dit que pas de problème, votre demande est enregistrée, renvoyez-nous un exemplaire du contrat dûment signé pour obtenir votre matériel.

Très bien. Sauf que cet après-midi, j'étais près d'un magasin Darty, en Haute-Normandie. Je me dis : "Tiens, ce serait plus rapide d'aller directement au magasin, puisque j'ai un contrat Darty dans la poche, un RIB, un chèque de caution, etc.."

J'avise un vendeur, je lui explique que j'ai souscris par téléphone, mais que puisque je suis là, ce serait plus pratique pour moi de repartir avec le matériel. Il me dit "je vais me renseigner". Il revient : "écoutez, on ne peut pas, car le contrat est enregistré". Je lui explique que non, le contrat ne peut pas être enregistré, puisque je ne l'ai pas signé, et qu'en conséquence, il n'y a pas encore de contrat. Il me dit qu'il va voir cela avec quelqu'un, et m'enjoint à le suivre. J'obtempère volontiers, et me trouve face à une dame, à qui je répète ma demande, et qui me dit que non, ce n'est pas possible, puisque j'ai souscris par téléphone, si je veux me rétracter j'ai 7 jours pour le faire, mais il faut faire un courrier, etc..

Je lui dit que non, je ne veux pas me rétracter, je voudrais juste partir avec mon matériel, et que ça me semble assez simple d'annuler informatiquement ma demande de souscription faite téléphoniquement, pour m'en refaire une autre, immédiatement, et me donner mon matériel immédiatement.

Elle me dit qu'elle va se renseigner. Elle part. Puis elle revient, et elle m'explique que non, c'est trop tard, le contrat est enregistré, et que j'ai 7 jours pour me rétracter, mais que comme les 7 jours sont passés, je dois faire un courrier pour résilier mon contrat.

Alors j'essaye de garder mon calme, et je lui explique que non, je ne suis pas en contrat avec Darty, puisque le contrat, je l'ai dans la main, et je ne l'ai pas envoyé à Darty. "Juridiquement, c'est ce papier qui va lier les deux parties, c'est à dire Darty et moi. C'est dés que je l'aurais renvoyé à Darty que le contrat prendra effet."

Elle me dit que non, parce que j'ai souscris par téléphone, et que donc le contrat commence à courir, mais que le matériel ne me sera expédié qu'à réception du contrat. Je vois bien qu'elle ne comprend rien. Je lui dit : "Imaginez que je déchire devant vous ce contrat, et que j'aille chez Free. Je ne suis pas en contrat avec Darty. Cependant, je ne veux pas aller chez Free, je veux aller chez Darty, mais simplement je voulais partir plus rapidement avec le matériel. On vous a mal renseigné, ou vous avez mal compris. Juridiquement, je ne suis pas en contrat avec Darty".

Elle me regarde, et je vois ses yeux de poisson mort. Elle n'a rien compris, elle s'en fout. Je lui dit "bon, laissez tomber, je ne vais pas nous faire perdre davantage de temps".

Elle me dit "si vous voulez, je peux vous appeler mon responsable". Je lui dit "non, c'est bon, j'ai compris, vous ne pouvez rien annuler à cause de l'informatique".

Je suis sorti. Je vais renvoyer mon contrat, par courrier. Ou peut-être même par diligence.
Il n'y a pas à dire, en France, question opérateurs de communication, on est à la pointe.

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10 février 2008

Vache à lait

C'est tout petit, comme un téléphone portable disons, et ça ne pèse rien : quelques dizaines de grammes. Ca ne sait faire qu'une chose : avertir le conducteur des radars fixes et des zones de contrôles mobiles (jumelle, voiture, radar mobile classique).

J'ai acheté ça hier, chez Darty. Ca coûte 159€. Je l'ai acheté, parce qu'après avoir roulé pendant 10 ans sans jamais me faire flasher, je me suis fait flasher 3 fois en 15 jours. Je sais bien que les caisses de l'état sont vides, puisque Nicolas Sarkozy a été obligé de se faire préter à titre gracieux -et sans contrepartie, soyez-en certains, les jets et les bateaux luxueux par ses amis milliardaires, tellement il n'y a plus d'argent dans les caisses pour faire payer ces dépenses ordinaires par le contribuable, comme faisaient ses prédécesseurs.

Je le sais bien, qu'elles sont vides, les caisses de l'état, et d'autant plus qu'on a fait un cadeau fiscal de 15 milliards aux 10% de français les plus riches. Donc il faut bien prendre davantage d'argent aux 90% restants, dont votre serviteur.

Alors ça flashouille, en ce moment. Ca flashouille a tout va. Je me suis fait flasher une fois par un radar fixe, pour lequel un panneau indiquait une vitesse maximum de 110 km/h, et 20 mètres après, un autre panneau (que je n'avais pas vu, puisque j'avais retenu l'information "110", et que je regardais la route) indiquait, lui, une vitesse maximale autorisée de 90 km/h. Ne cherchez pas l'utilité du premier panneau 110, il n'y en a aucune. Dites-vous simplement que c'est avec votre argent que l'imbécile qui a eu l'idée stupide de mettre deux panneaux différents à 20 mètres l'un de l'autre, a fait installer ce panneau.

Puis je me suis fait flasher en pleine campagne, un samedi, par un radar jumelles. A un endroit que je connais très bien, et où je sais pertinemment qu'il n'y a JAMAIS de contrôles. Sauf quand les caisses de l'état sont vides, et qu'il faut actionner la pompe à fric en tirant les pis des vaches à lait que nous sommes, nous, citoyens, le peuple, que dis-je, la populace.

Enfin, par un radar embarqué. A chaque fois, ce sont des excès de vitesse compris entre 5 et 7 km/h. C'est dire si je suis un grand délinquant routier, puisque je roule à 95 au lieu de 90.

A chaque fois, c'est un point qui saute. Et quand on n'a plus de points, il existe deux solutions :

- soit on est riche, on fait un stage pour récupérer ses points, et tout baigne. Plan B : on est très riche, par exemple footballeur, et on paye un chauffeur pendant un an pour nous conduire partout.
- soit on est pauvre (tip : on est pauvre dés lors que l'on n'est pas riche. Oui, je sais, ça ne fait pas très plaisir à lire), et si on a besoin de sa voiture pour travailler, on devient chômeur. On vous prend votre maison, parce que vous ne pouvez plus la payer, on met vos enfants à la DASS, etc..

Alors, on m'objectera qu'il n'y a pas besoin d'avertisseur de radar, qu'il suffit de rouler à la vitesse maximale autorisée, et c'est tout. Argument classique de ceux qui possèdent un régulateur de vitesse, par exemple, et qui peuvent laisser la voiture décider à leur place.

Moi, je ne possède pas de régulateur de vitesse, et je mets au défi quiconque de rouler en respectant scrupuleusement les vitesses maximales autorisées TOUT EN REGARDANT LA ROUTE. C'est physiquement impossible, on conduit avec l'oeil rivé sur le compteur, tout simplement. Souvenez-vous qu'il suffit de dépasser de 1 km/h la vitesse maximale autorisée pour être flashé. Alors on ne regarde plus la route, on regarde le compteur.

Moi, je n'ai pas envie de regarder mon compteur sans arrêts, parce qu'en ne regardant pas la route, je cours un risque, et j'en fais courir un aux autres.

Et je n'ai pas envie non plus de perdre mes points pour 5 malheureux kilomètres heure. Alors voilà, j'ai acheté ça :

alert_g300_01C'est un ALERTE GPS G300. 159€ chez Darty par exemple. Avec certificat de conformité, mises à jour gratuites, voix paramétrable.

Ne cherchez pas votre route avec cet instrument, il ne sait faire qu'une seule chose : avertir le conducteur qu'il y a des radars. Mais il le fait bien. Fiable, il vous indique précisément l'endroit ou se situe le contrôle, la distance qui vous en sépare, votre vitesse en temps réel (c'est un GPS), la fréquence des contrôles...

C'est une aide très précieuse à la conduite, parce qu'au lieu de rouler avec les yeux rivés sur le compteur, on peut conduire en regardant la route, en respectant à peu près la limitation, plus ou moins, et ce n'est qu'au passage de ces crétins de radars automatiques qu'on se colle l'oeil sur le compteur jusqu'à ce qu'on ait passé le point de contrôle.

Mais je le dis ici, et je le redirai : on tape sur les chômeurs, on tape sur les fumeurs, on tape sur les rmistes, on tape sur les conducteurs, on tape sur les salariés... Un état qui frappe et brutalise les citoyens, en tentant sans succès de leur faire croire que c'est dans leur propre intérêt, et pour leur propre sécurité, ne doit attendre aucune considération des citoyens en question. Cet état, et avec lui son chef, continuera à écœurer, jour après jour, les citoyens. Lesquels, je le rappelle, sont appelés aux urnes les 9 et 16 mars 2008.

Alors votez, mes chers concitoyens, en votre âme et conscience. Votez pour renouveller votre confiance en ce gouvernement, si vous lui faites encore confiance, ou votez pour manifester votre mécontentement.

En attendant, la voix de Stéphanie, sur l'ALERTE GPS G300, est très jolie.




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30 juillet 2007

Validation Paperblog

Une fois n'est pas coûtume, je dois travailler sur un sujet imposé. J'ai horreur de ça. J'écris en général sur le coup d'une émotion, d'une humeur (souvent mauvaise, l'humeur), bref, j'écris comme on se soigne, je fais sortir le venin.

Et là, non. Oh, je ne suis pas sans émotions, bien entendu. Par exemple, je pourrais parler de la mort de Michel Serrault, que j'ai apprise ce matin. Michel Serrault était un excellent acteur, et il y aurait beaucoup à en dire. J'adore particulièrement le film "Garde à vue", avec Serrault, Lino Ventura, Guy Marchand...

Michel Serrault est mort, c'est le cycle de la vie, mais ça agace, voilà. Pas au point d'écrire un papier cependant.

Alors, un papier pour quoi dire ? Ceci :

"
je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo Maldoror 
"

Voilà. C'est la procédure imposée par Paperblog pour inscrire son blog. Il faut écrire un article et mettre ce texte dedans, pour prouver qu'on est bien l'auteur du blog. Lourd ? Oui, c'est lourd. D'un autre côté, cela leur permet de s'assurer que la personne qui inscrit le blog en est bien propriétaire. Mais c'est lourd, c'est vrai. Et même, c'est chiant. Je n'ai pas peur de le dire. C'est chiant, mais beaucoup moins que la mort de Michel Serrault.

Posté par Maldoror à 13:46 - Tracas quotidiens - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2007

Vivent les plombiers polonais

Vivent les artisans étrangers, qui viennent travailler en France pour une bouchée de pain sec et une gorgée de mauvais vin rouge, qui rigolent doucement en voyant qu'en France on limite le temps de travail. Qui sont courageux, disponibles, et qui savent aussi bien qu'un plombier français faire une soudure sur un tuyau de cuivre.

Oui, qu'ils vivent, et surtout qu'ils travaillent chez nous, histoire qu'on aie une chance, une petite, d'avoir un plombier chez soi, au jour et à l'heure dite, lorsque le besoin s'en fait sentir.

Prenez une cuisine. Une neuve, tiens. Mettez-y un poseur incompétent, faites-lui déplacer l'arrivée d'eau de l'évier. Patientez trois petites semaines, puis constatez qu'une fuite importante est apparue sur la canalisation. Notez que les soudures ont été faites à l'étain, ce qui coûte beaucoup moins cher au plombier, évidemment, mais qui présente l'inconvénient majeur de fondre lorsqu'on le chauffe. Autrement dit, si vous chauffez un tuyau sur lequel plusieurs soudures ont été effectuées, vous faites fondre en une fois toutes les soudures.

Faites savoir, partout autour de vous, que le plombier en question est un incompétent, mais surtout, appelez un autre plombier, pour qu'il répare la fuite d'eau, car un rapide calcul vous a permis de déterminer qu'à raison d'une goutte par seconde environ, il s'écoulait à peu près 12 litres d'eau par jour de la canalisation. Ceux qui sont experts en baignoires et en robinets pourront confirmer ou infirmer. (*)

Convenez d'un rendez-vous avec le plombier que vous venez d'appeler, et qui a bien pris conscience de l'urgence de la situation. Ecoutez-le avec satisfaction vous proposer "lundi matin à la première heure", et passez un week-end paisible. Profitez-en bien.

Le lundi vers 16h50, décidez-vous à appeler un autre plombier, celui-ci ne s'étant jamais présenté, et n'ayant jamais appelé, ne serait-ce que pour s'excuser de son retard, malgré les deux messages que vous lui avez laissés. Rédigez un petit mot sur votre blog, appelant à la libre circulation des plombiers dans toute l'Europe.

Accessoirement, donnez un petit truc, comme celui-ci par exemple : pour être certain d'avoir un plombier chez vous, en temps et en heure, prenez rendez-vous avec quatre plombiers. Faites-entrer le premier qui se présente, et, plus correct qu'eux, appelez les autres pour leur dire que ce n'est pas la peine qu'ils se déplacent. Si tout le monde fait ça, ils finiront bien par respecter un peu, un minimum, leurs clients, leurs délais, leurs affaires, finalement, ces gens-là.

(*) Ne riez pas. Vous allez voir que certains vont faire le calcul.

Posté par Maldoror à 16:58 - Tracas quotidiens - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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