14 septembre 2009
Fadela Amara : Ni pute.
Fadela Amara a apporté son soutient à Brice Hortefeux, après la vidéo montrant ce dernier, faisant une plaisanterie qui aurait davantage sa place au comptoir d'un bistrot de province, que dans la bouche d'un ministre de l'intérieur.
Bien sûr, Brice Hortefeux nous assure qu'il parlait des auvergnats, puis il nous dit qu'il parlait des photographies, parce qu'il en avait fait beaucoup et qu'il était fatigué.
Bien sûr, Brice Hortefeux a procédé, lors de son passage au ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, à l'expulsion de 30000 clandestins, quand on ne lui en demandait "que" 27000.
" Brice Hortefeux "a de l'humour", a déclaré vendredi la secrétaire d'Etat à la Ville
Fadela Amara après les propos ambigus du ministre de l'Intérieur sur un
jeune militant UMP beur diffusés dans une vidéo sur internet.
"Peut-être
que Benoît Hamon ferait mieux de s'occuper des fraudes au PS", a dit
Mme Amara, interrogée lors d'un déplacement en Seine-et-Marne.
Le
porte-parole du Parti socialiste s'était demandé jeudi ce que faisait
"encore au gouvernement" le ministre de l'Intérieur après des propos
"honteux et inqualifiables".
"Brice Hortefeux a de l'humour", a-t-elle ajouté."
Mme Amara a, semble-t-il, bien appris la leçon politique, elle est arrivée à ce qu'elle cherchait à avoir, depuis toujours : du pouvoir. Pour cela, elle s'est soumise. Nicolas Sarkozy a décidément du flair pour recruter les bonnes personnes, c'est un point qu'on ne peut pas lui contester.
30 août 2009
Trahison
Je le mets dans Fumées Blanches, parce que je m'en branle forcément, vous comprenez. Un type à qui je n'avais rien demandé, et qui ne m'avait rien dit non plus, m'avait référencé sur son blog. Soit. Echange de bon procédé, je l'avais naturellement référencé sur le mien. Encore que je ne référence pas n'importe qui, mais bon, son truc m'avait l'air pas trop mal.
Et, horreur, damnation, trahison, que constate-je en me rendant incidemment sur son blog, afin de me rafraichir la mémoire (car je n'y avais été qu'une fois, en fait) ? Ce lâche individu, ce fourbe m'a dé-référencé ! Qu'on me référence sans me le dire, passe encore. Mais qu'on me dé-référence sans me le dire, sans aucune explication, voici qui m'agace.
Alors je l'ai dé-référence aussi, et toc, et évidemment, je ne vous donnerai pas l'url de son blog, ni même son nom. D'ailleurs, je l'ai déjà oublié.
Hop, sur ce, c'est l'heure de l'apéro.
LCL - Le Crédit Lyonnais : demandez plus à votre agent
Une agence de l'ancien Crédit Lyonnais à récemment dénoncé un sans papiers à la police. Je vous le dis, que ça sent pas bon. Je vous l'écris, même.
Et le pire, le plus affligeant, le plus désespérant, c'est de lire les commentaires des lecteurs du site tf1.lci.fr sur ce genre d'affaires. La plupart des intervenants sont consternants de bêtise crasse et de racisme assumé, et assènent dans un français massacré des vérités pré-mâchées par Jean-Marie Le Pen ou Eric Besson, qu'ils n'ont plus qu'à retranscrire. Mal, parce qu'ils sont irrémédiablement idiots, et trouillards. Ah, il y en a qui auraient fait un tabac en 44, sur les places publiques, la tondeuse à la main. Auparavant, ils n'auraient pas manqué de beurre...
L'employé de l'agence LCL qui a pris l'initiative d'alerter la police sur la situation irrégulière de son client peut être fier de lui. J'espère que ses enfants apprendront ce qu'il a fait, qu'ils puissent être fiers aussi d'avoir un papa collaborateur et délateur.
La cigarette en volant
Bon, évidemment, je ne pouvais pas mettre ça ailleurs que dans la catégorie "Enfumées, enfumés". Alors le débat sur la cigarette au volant me fait beaucoup rire, voilà. Mais jaune. Parce que, quand on y regarde de plus près, derrière cette petite amende de 22€ pour "défaut de maitrise de son véhicule", infligée sur la base de l'alinéa II de l'article R. 412-6 du Code de la route, nous voyons bien se dessiner un état policier, protégé par un gouvernement qui tient un discours de répression et de sécuritarisme et fait voter régulièrement des lois toujours plus contraignantes et liberticides. Point n'est besoin d'avoir été longtemps à l'école, pour voir que c'est une petite dictature qui, lentement, se met en place.
Les policiers ne s'étaient jamais sentis aussi sûrs d'eux et protégés depuis le passage de Charles Pasqua au ministère de l'intérieur.
Gardes à vues arbitraires, amendes fantaisistes, poursuite en justice de ceux qui aident les sans-papiers... Ca sent pas bon, hein ?
Citoyens, on vous enfume, et quand la fumée sera dissipée, ce sera trop tard.
26 août 2009
Journaux de vacances
Cette année, j'ai décidé de m'assumer totalement. Dé-com-ple-xé. J'ai passé mes vacances à ne rien faire, sauf picoler et manger gras. Il a fait un temps globalement merdique, mais en partant dans le nord, je le savais d'avance. J'avais décidé de positiver, et c'est ce que j'ai fait.
Du coup, entre deux whiskys, j'ai pris le temps de lire un peu le journal. On peut être un alcoolique mondain et se tenir informé des évènements qui affectent nos contitoyens, non ? Si.
Les différents évènements, politiques ou simples faits divers, m'ont inspiré divers sentiments, diverses émotions.
DEGOÛT
Les nouvelles ont rivalisé de malice, comme celle-ci, pêchée dans Ouest France du 2 aout 2009 : Six chrétiens ont été brûlés vifs au Pakistan, quatre femmes, un homme et un enfant. Brûlés vifs. Par des musulmans en colère, qui les accusaient d'avoir profané le Coran.
Il me semble intéressant de reproduire ici le dessin de couverture de Charlie Hebdo, paru au moment du "scandale" des caricatures de Mahomet :
AFFLICTION
En page 4 de ce même numéro, Bertrand Rothé, auteur du roman "Lebrac, trois mois de prison", fait une analyse très juste de la banalisation de la prison pour les jeunes, notamment. Je le cite, ce sera plus simple : "Si un juge intervient pour un vol de vélo ou une bagarre dans la cour de récré, que reste-t-il au dessus ? La prison doit rester l'ultime niveau dont les jeunes ont peur. Sa banalisation n'est pas bonne. Les juges, que j'ai rencontrés, voient de plus en plus d'enfants qui ne devraient pas être là".
Une civilisation qui met ses enfants en prison parce qu'ils font les mêmes bêtises que leurs ainés avant eux, mérite de disparaître, sous les coups répétés de ces mêmes enfants désabusés. La politique du tout répressif conduit mécaniquement à l'augmentation du niveau de dangerosité des délinquants. Quand on risque la prison pour un vol de vélo, on n'a rien à perdre...
DEMISSION
Ce n'est pas un sentiment, c'est un constat. Dans La Presse de la Manche (oui, vous comprenez pourquoi j'ai eu un temps merdique) du 9 aout 2009, un édito assez clairvoyant de Jean Levallois, intitulé "Colère et mépris". Cet édito traite de la parodie de procès faite à Clotilde Reiss. L'édito se conclut par ce paragraphe : "Le XXème siècle nous a appris qu'on avait eu grand tort de négocier avec les dictateurs. Il ne faut pas laisser, aujourd'hui, s'épanouir les nazillons, fussent-ils à barbe."
La négociation, la collaboration, la démission, tous ceux qui, tous les jours, affirment haut et fort qu'ils sont prêts à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, connaissent bien ces sentiments, et s'en accomodent parfaitement. Que ce soit dans les entreprises ou au gouvernement, il se trouve toujours un petit dictateur en herbe pour tenter de durcir et verrouiller le régime de son pays, ou les règles de fonctionnement de son service, à son propre profit. Négociation. Et ils se trouvent toujours de petits cheffaillons pour le soutenir, en espérant en tirer quelques piètres dividendes, un petit pouvoir. Collaboration. Et malheureusement, ils se trouvent toujours des employés ou des citoyens pour accepter avec fatalisme ce dictat qui ne dit pas son nom, en courbant l'échine, et en espérant que le prochain coup ne tombera pas sur eux. Les victimes sont aussi coupables que leurs bourreaux, dés lors qu'elles ne se révoltent pas. Démission.
Le livre de Franck Pavloff, Matin Brun, devrait être obligatoire au programme scolaire de la 6ème.
Et pour ceux qui auraient vraiment la flemme de lire cette très courte nouvelle, voici le petit poème du pasteur Allemand Martin Niemöller :
"Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester."
A ce sujet, en page 16 de ce même journal, on apprend dans la rubrique "Savoir vite" que l'Italie a durcit sa loi pour rendre plus efficace la lutte contre la criminalité et l'immigration clandestine. Ces délits sont désormais passibles 5 à 10000 euros d'amende. Le séjour des immigrés clandestins dans les centres d'identification et d'exulsion passe de 2 à 6 mois. Les sans-abris seront fichés par le ministère de l'intérieur, et des rondes de citoyens seront instaurées. Des milices, ça s'appelle.
L'Italie, en ce moment, ça sent très mauvais. Démission des italiens. Ce n'est pas la première fois pour eux, pour nous non plus d'ailleurs. Les milices, ça vous rappelle quelque chose ? A quand les tontes publiques de sdf soupçonnés d'avoir volé dans les supermarchés ? Ne rigolez pas, la bête immonde revient, tranquillement. Elle est dé-com-ple-xée.
INJUSTICE
Un homme noir, condamné à vie pour le viol d'une femme et disculpé par des analyses ADN, a été libéré vendredi par un juge du Texas après avoir passé vingt-trois ans en prison. Je suis curieux de savoir combien cet homme va toucher d'indemnités de la part de l'Etat du Texas, tiens.
REPRESSION
En page 17 de ce même numéro (La Presse de la Manche du 9 aout 2009), toujours dans la rubrique "Savoir vite", on apprend que le père du petit Yanis n'a pas été libéré pour assister à l'enterrement de son fils, tué cet été dans un accident de Jet Ski.
Voilà un homme qui vient de perdre un fils, et à qui l'on refuse la liberté, même provisoire, pour l'enterrer. Dîtes, je croyais que la prison était faite pour enfermer les individus dangereux pour la société, et je croyais que la privation de liberté était le dernier maillon d'une longue chaîne judiciaire ? Je n'avais pas compris, mais c'est sûrement de ma faute, que la privation de liberté était le PREMIER maillon de la chaîne judiciaire française. Je vais vous expliquer comment ça va se passer pour vous, demain, dans un mois, dans un an : à un instant I (et non pas T, s'il vous plait), vous avez un accident de voiture, par exemple, impliquant la mort d'un individu du genre humain. A un instant I+1, on vous met en GAV (garde à vue, autant vous familiariser avec cet acronyme, vous n'en avez pas terminé avec), puis en prison. A un instant I+2, vous choisissez votre avocat et préparez votre défense. A un instant I+3 (six mois après, minimum), on vous juge pour décider si on va vous maintenir en prison ou pas. Si vous êtes innocent, le procureur, magnanime, requierera six mois de prison. Histoire de ne pas avoir à vous dédommager de votre incarcération arbitraire. Ca va sûrement vous faire marrer, hein ? Ne vous inquiétez pas, votre tour viendra, pour une parole écrite sur un forum (ou sur un blog), pour un téléphone au volant, pour un énervement contre un policier qui vous aura mal parlé, pour avoir aidé un immigré clandestin, pour avoir téléchargé illégalement de la musique sur internet, ou comme ici, pour un simple accident, vous irez en prison. Vous, ou vos enfants. Mais puisque personne ne dit rien, pourquoi voulez-vous qu'ils s'arrêtent ?
Sérieusement, je pose la question : quel danger représente cet homme pour la société ? Pour moi ? Pour vous ? Que fait-il en prison ? Ne cherchez pas, il n'a rien à y faire, ce n'est que le père d'un enfant victime d'un accident mortel. Mais personne ne dit rien. Démission collective, des citoyens, des médias, des politiques de tous bords (opposition et majorité).
"Lorsqu'ils sont venus chercher le père du petit Yanis, je n'ai rien dit :
il l'avait bien cherché...
"
INTERLUDE
En page 7 de La Presse de la Manche du 10 aout 2009, j'apprend avec stupéfaction dans la rubrique "Faits divers" qu'une vache a été attrapée par les gendarmes dans les rues de Cherbourg. Connaissant bien Cherbourg, je me demande bien ce que ce bovidé venait faire au milieu de la ville, mais en tous cas, je trouve cette nouvelle très rafraichissante. Hop, un deuxième glaçon dans mon whisky.
DESTRUCTION MASSIVE
En page 8 de la Presse de la Manche du 15 aout 2009, nous sommes informés de la fermeture du SMUR de Valognes (50, Manche) pour cause de manque de médecins.
Voilà qui ne risque pas d'arriver au Val de Grâce, puisque les médecins y sont fonctionnaires de l'Etat. On comprend mieux pourquoi Nicolas Sarkozy, qui n'a pas eu de mots assez durs envers les fonctionnaires privilégiés, va s'y faire soigner. Il est sûr d'avoir du personnel à sa disposition. Je me demande s'il a bien pris la mesure des ravages que fait la réforme de l'hôpital, poursuivie à son initiative, sur la disponibilité des médecins pour le petit peuple. La populace, qui a raté sa vie, faute d'avoir une Rollex et de prendre ses vacances dans les résidences privées des chefs d'Etats étrangers.
EDUCATION
En page 20 du même journal, je note que l'Afghanistan n'en finit pas de renouer avec la civilisation, depuis l'intervention des Etats-Unis et de leurs toutous, dont la France. En effet, l'Afghanistan a adopté une loi "légalisant la discrimination" à l'encontre des femmes de la minorité chiite. Cette loi dispose notamment que ces femmes pourront être privées de nourriture si elles refusent les relations sexuelles. Je connais pas mal de mal baisés qui vont saliver sur cette loi discriminatoire et sexiste. Heureusement, je connais aussi nombre de gens qui pensent, comme moi, que, vraiment, ça valait le coup d'aller se faire massacrer là-bas, pour en arriver là. Quand est-ce qu'on rentre ?
TRAGEDIENTE
J'ai suivi comme tout le monde les épisodes lamentables de cette parodie de justice en Iran. Que dire ? J'admire les iraniens, et je méprise leurs dirigeants. Clotilde Reiss est prise dans un engrenage infernal, un imbroglio géopolitico-judiciaire qui la dépasse évidemment.
Elle sortira de prison, je l'espère, dans quelques jours, mois. Les dirigeants iraniens, qui ne méritent pas l'effort que je devrais fournir à chercher l'orthographe exacte de leurs noms respectifs, ne sortiront pas grandis, eux, de cette parodie d'élection et de justice. Jusque là, l'Iran faisait peur. Maintenant, il fait pitié.
DECREPITUDE
En parcourant Marianne, une article très intéressant de Clara Dupont-Monod sur Carla Bruni. Elle y dresse un portrait plutôt réaliste de la première Dame de France, qui, avant d'occuper cette ennuyeuse fonction, était un peu l'étendard de la libéralisation féminine, la femme libre d'action et de pensée, celle qui aurait pu reprendre à son compte, et sans rougir, la fameuse phrase d'Arletty, qui avait affirmé que "son coeur était français, mais son cul était international", bref, la femme belle et intelligente qui énerve les autres femmes et effraye les hommes. La Mante pas religieuse, mais pour autant dangereuse pour le coeur, celle qui avait réussi sa reconversion, au point que même moi, j'avais acheté son premier album, après avoir admiré ses formes durant sa carrière de mannequin, et sa liberté de ton, lors des quelques interviews que j'avais pu entendre de cette sulfureuse femme rebelle. Cette femme qui refusait le mariage, qui affirmait qu'un mari, ça ne se vole pas, ça se garde. Cette femme qui, aujourd'hui, se complaît dans les dorures de la République, fait la belle dans les soirées mondaines organisées par l'Elysée, et se soumet en talons plats aux ordres d'un Nicolas Sarkozy triomphant de sa conquête. Il peut triompher, l'animal : il a dompté une très belle insoumise.
Reste qu'en contemplant aujourd'hui Carla Bruni, et en observant son comportement et ses propos, on ne peut que méditer sur le refrain de Brel : "Mourir, cela n'est rien. Mourir, la belle affaire. Mais vieillir..."
Ainsi que sur le slogan de mai 68 : "vivre vite, mourir jeune". Mai 68, qu'avait combattu Nicolas Sarkozy, celui-là même qui dompta la rebelle, pour en faire la première dame de France, certe non démunie de formes, mais pour autant sans relief, que nous connaissons aujourd'hui.
Une bonne nouvelle cependant, en cet été passablement pourri : le petit Gauthier, qui s'était perdu et qui a été retrouvé sain et sauf. On n'est pas fanny, mais de justesse...
28 juillet 2009
Vivre vite, mourir jeune
Nicolas Sarkozy voulait montrer l'exemple : être hyperactif, toujours sur la brêche, ne rien lâcher, jamais, tout faire soi-même, puisqu'on est entouré d'incompétents...
Batifoler avec un mannequin, faire du jogging, prendre l'avion deux fois par jour, une intervention télévisée par ci, un journal télévisé par là, une petite pique envers ceux qui ne veulent pas "travailler plus pour gagner plus"...
L'homme n'est pas fait pour le travail, et la preuve, c'est que ça le fatigue. Cette citation que d'aucuns attribuent à Voltaire, n'est pas vide de sens, loin s'en faut...
Bon rétablissement à l'homme Nicolas Sarkozy, j'espère sincèrement que ce n'est pas grave (la communication de l'Elysée n'a pas été plus claire cette fois ci que pour ses prédécesseurs. La rupture ne va pas jusque là), et j'espère aussi -surtout- que le politique aura retenu la leçon : il faut aussi profiter de la vie, car quand on est mort, c'est pour longtemps.
A ce propos, vouloir nous envoyer travailler jusqu'à 65 ans, c'est nous empêcher d'en profiter, de la vie.
Parce que, si c'était vraiment aussi jouissif que ça, d'aller travailler tous les jours pour gagner de quoi ne pas mourir de faim et partir en vacances à Paimpol, ça se saurait.
Vivre vite et mourir jeune, pourquoi pas, mais pas comme un esclave.
14 mai 2009
OL : plus dure est la chute
Le spectacle d'un vieil aigle mourant n'est, somme toute, jamais réjouissant. La chute de l'OL, irréversible désormais, conclut son parcours. Et son patron conclut probablement le sien.
Adieu, le grand stade, adieux, les projets démesurés, adieu, l'action en bourse... L'OL n'est plus le patron. Cela réjouira ceux qui, depuis des années, s'ennuient ferme en regardant le football français à la télévision, dont on aurait pu dire jusque là, qu'il est "un sport dans lequel s'affrontent plusieurs équipes de onze joueurs, et à la fin, c'est l'OL qui gagne".
Cela réjouira sans aucun doute ceux qui pensent qu'il n'y a qu'un seul Olympique, et que ce n'est pas celui-ci. Cela attristera les lyonnais, qui brillaient jusque-là, et vont retomber dans le quasi-anonymat footballistique.
Mais, attristés ou réjouis, admettons-le : cette année, le football est intéressant. Quant à l'OL, sa chute est proportionnelle à sa gloire passée : brutale et abyssale. Lyon n'aura rien gagné cette année, et gageons que ce cadeau, concédé aux autres équipes, qui talonnaient déjà Lyon depuis plusieurs années, sera apprécié à sa juste valeur, et que la place sera très vite occupée. Reste à savoir si c'est Bordeaux ou Marseille qui brillera, cette année. Reste à savoir si l'OL sera capable de briller à nouveau, un jour, au firmament du football français, ou si, comme je le disais en introduction, cette chute ferme le ban, pour l'OL et pour Jean-Michel AULAS.
08 avril 2009
Paradis Fiscaux : succès du G20 !
Et voilà, la liste noire est vide.
Souvenez-vous, le 2 avril 2009, la liste noire était publiée. Elle était constituée des pays suivants :
- Costa Rica,
- Malaisie,
- Philippines,
- Uruguay
Ce sont les "pays qui ne collaborent pas avec d’autres en cas d’enquête fiscale et qui ne cherchent pas à suivre les normes internationales sur la transparence".
Bien, le G20. Bravo, les chefs d'Etats qui s'autocongratulaient au lendemain du G20, se félicitant d'avoir si rapidement et si aisément sauvé le monde. Obama, Sarkozy, Brown, tous s'attribuaient la victoire. On allait en finir avec les paradis fiscaux. Ah, ils allaient voir de quel bois ils se chauffent, les Philipines et autres Luxembourg !
Effectivement, on a vu.
Le 4 avril 2009, l'Uruguay a promis la transparence et l'échange d'informations en matière fiscale. Il a été immédiatement sorti de la liste noire.
C'est un peu comme si votre banque vous retirait de la liste rouge des mauvais payeurs, en recevant un simple courrier de vous, les informant de votre promesse de rembourser rapidement vos dettes. Vous n'y croyez pas une seconde, n'est-ce pas ? Moi non plus.
Aujourd'hui, 6 jours après la publication de cette "liste noire", c'est terminé. Elle est vide. Les quatre pays ont "promis la transparence et l'échange d'informations en matière fiscale". Voilà, le gentil banquier du G20 a reçu un courrier de ses débiteurs, l'informant de leur promesse de rembourser leurs dettes, et il les a sortis de la liste rouge. Il est gentil, le banquier du G20. Plus gentil qu'un vrai banquier.
Bon, évidemment, il reste la liste grise, sur laquelle figurent tous les autres pays, des Îles Cayman à la Suisse, en passant par Monaco, etc.. Ah, ceux-là, ils sont tranquilles, ils ne sont pas sur la liste noire. Et nul doute que leur placement sur une "liste grise" va dissuader les entreprises et les particuliers d'aller y ouvrir des comptes numérotés.
Ah ça, quel succès que ce G20 ! Vous pouvez dormir tranquilles, braves gens. S'il vous plait.
31 mars 2009
La colère
La colère est un péché. Capital. Alors, lorsque la dite colère est précisément dirigée contre le capital, et ses représentants, on ne peut que s'interroger sur l'ironie de cette situation : partout, des capitalistes licencient des salariés tout en affichant des bénéfices. Partout, des salariés commencent à retenir en otage, dans leurs bureaux, des capitalistes, en exigeant un partage des richesses.
N'y-a-t-il donc que moi pour voir que c'est un grondement sourd qui monte de la masse populaire ? Suis-je donc le seul à percevoir l'énorme danger potentiel que représente la non-prise de position claire du gouvernement vis à vis des patrons ?
Nicolas Sarkozy parle, mais il n'agit pas. Les patrons sont libres, toujours. Quid de la retraite de Daniel Bouton, PDG de la Société Générale ? Nicolas Sarkozy avait souhaité sa démission, mais il n'a pas démissionné.
Nicolas Sarkozy pourrait aussi s'offusquer de sa retraite, mais il la touchera quand même. Nicolas Sarkozy n'a aucun pouvoir sur le domaine privé, lui le sait, Daniel Bouton le sait, mais ce qui a changé, c'est que maintenant, les français aussi le savent.
Les français, qui ont déjà montré par le passé qu'en l'absence d'un gouvernement capable de prendre les bonnes décisions au bon moment, en période de crise extrème, ils savaient se substituer au gouvernement, et prendre les décisions eux-même.
Je ne souhaite pas que nous en arrivions là, mais ouvrons tous les yeux : comme aux échecs, si le gouvernement ne conserve pas un coup d'avance, il va se retrouver sur une position défensive, très difficile à tenir.
Il a tiré les noirs, ce n'est pas pour ça que la partie est perdue, mais elle sera difficile à jouer, et chaque période de vacances au Brésil, au Mexique ou ailleurs, du couple présidentiel, chaque patron qui annoncera des licenciements en même temps que des bénéfices, chaque trader qui viendra travailler une journée en France pour toucher 6000€ de chômage par mois, chaque banquier qui refusera un crédit à un travailleur ou à un petit patron de PME, fera perdre l'avance aux noirs, et donnera aux blancs l'occasion de placer ses pièces.
La diagonale du fou est infernale, d'autant que chaque partie a un fou blanc, et un fou noir.
Blanc, noir, aucune allégorie. Juste une partie très serrée. Et je ne suis pas le seul à entrevoir une fin très difficile à cette partie.
Si les gouvernements, au niveau mondial, ne prennent pas les décisions nécessaires au G20, plus personne ne croira en eux. La confiance définitivement évanouie, ne restera plus que la colère. Alors, il y aura du sang, de la sueur, et des larmes...
18 mars 2009
Le crime de Benoît 16
Jean-Paul II était allé en Afrique, très souvent, martelant à chaque fois le même discours, qui allait totalement à l'encontre des efforts des associations humanitaires sur place : "il ne faut pas utiliser le préservatif, il faut s'abstenir".
Les noirs, qui sont très croyants et très respectueux des interventions du pape, lui ont donc obéit, et n'ont pas mis de préservatif. Mais ils ont continué à être polygame, décimant ainsi leur propre continent avec les encouragements de notre regretté pape, qui a sur les mains le sang de centaines de milliers de victimes du sida en afrique.
benoît 16 (je ne me fatigue pas avec les majuscules) devait sans doute être jaloux de cette performance de Jean-Paul II, il a donc décidé de frapper encore plus fort : sur la terre africaine, non seulement il a assuré que le préservatif n'aidait en rien à protéger du sida, mais qu'au contraire, il ne pouvait que l'aggraver.
Gageons que d'autres centaines de milliers d'africains vont mourir à la suite de ces nouvelles déclarations. Je souhaite seulement que ce vieil homme vive suffisamment longtemps pour qu'on puisse lui tatouer le bilan en victimes humaines de son intervention désastreuse, sur le cul, en guise de message au tout puissant.