Enfumer tue

Billets d'humeur et réactions à chaud, face à l'actualité, grande ou petite, et aux petits mensonges ordinaires. Blog totalement PARTIAL.

07 novembre 2009

Prends l'oseille et tire-toi

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Un convoyeur de fond s'est fait la malle avec le fric qu'il transportait. Vous voulez que je vous dise ? Ca me fait bien marrer ! Voilà un type qui vient de réaliser le casse du siècle (11,6 millions d'euros, il y a de quoi s'arrêter de travailler), sans violence, sans armes. Et il a volé des billets non répertoriés, pour ainsi dire neufs, dont personne ne connait les numéros.

Moi, si j'avais 11,6 millions d'euros, que j'étais célibataire sans enfants, je pense que même Interpol ne me retrouverait pas. En tous cas, le coup est intelligent, préparé, astucieux. Du grand banditisme sans armes, moi je dis bravo. Bon, ce type n'est pas encore à la hauteur d'un Jérome Kerviel ou d'un Charles Pasqua, mais tout de même, il a fait très fort.

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16 septembre 2009

Sois fainéant !

Le travail est fatiguant et méprisable. Seule, la paresse est respectable. La paresse est, seule, garante de la véritable évolution sociale de l'humain. De tous temps, l'homme a dû travailler : chasser, pêcher, planter, récolter, tous les jours, il devait quérir sa pitance. Et quand il a quitté les grottes pour les huttes, il a dû encore élever les bêtes, les abattre. Puis il a encore dû travailler, pour gagner cette nouvelle monnaie d'échange, l'argent, qu'il avait inventée.

Il a dû travailler beaucoup, pour en gagner peu, au service d'autres hommes, qui travaillaient peu et en gagnaient beaucoup, et qui lui faisaient croire qu'il deviendrait libre en travaillant.

En fait, l'évolution est une illusion. La condition humaine n'a jamais changé depuis la préhistoire, nous sommes toujours esclaves de nos besoins. La véritable évolution, la véritable liberté, c'est la liberté de ne rien faire. Rien. La paresse et le farniente sont le stade ultime de l'évolution humaine.

Chômeurs, qui ne cherchez pas de travail ; profiteurs des protections sociales ; travailleurs qui faites semblant de bosser, tandis que vous surfez sur internet ou tchatez sur MSN, vous avez raison de le faire : ceux qui nous asservissent font de même, ouvertement, sans complexe aucun : ils profitent froidement. Spaggiari n'est pas un exemple à suivre, et c'était loin d'être le gentleman cambrioleur que la légende a créé, mais admettons-le : l'ex PDG de la société générale, Daniel Bouton, et les N+1 et N+2 de Jérôme Kerviel ont fait perdre 5 milliards à la société générale, quand Spaggiari n'en a dérobé "que" 24 millions.

Et que dire de tous ces financiers, traders, PDG, politiques, qui se gavent quotidiennement, tandis que leurs esclaves triment, et, en ce moment, se défenestrent ?

Décomplexez-vous, dîtes-le haut et fort : "je suis un fainéant". JE SUIS UN FAINEANT ET J'AIME CA !

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30 août 2009

Trahison

Je le mets dans Fumées Blanches, parce que je m'en branle forcément, vous comprenez. Un type à qui je n'avais rien demandé, et qui ne m'avait rien dit non plus, m'avait référencé sur son blog. Soit. Echange de bon procédé, je l'avais naturellement référencé sur le mien. Encore que je ne référence pas n'importe qui, mais bon, son truc m'avait l'air pas trop mal.

Et, horreur, damnation, trahison, que constate-je en me rendant incidemment sur son blog, afin de me rafraichir la mémoire (car je n'y avais été qu'une fois, en fait) ? Ce lâche individu, ce fourbe m'a dé-référencé ! Qu'on me référence sans me le dire, passe encore. Mais qu'on me dé-référence sans me le dire, sans aucune explication, voici qui m'agace.

Alors je l'ai dé-référence aussi, et toc, et évidemment, je ne vous donnerai pas l'url de son blog, ni même son nom. D'ailleurs, je l'ai déjà oublié.

Hop, sur ce, c'est l'heure de l'apéro.

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05 novembre 2008

Ich bin ein Amerikanisch !

Marrant, de poster dans la catégorie "Fumées blanches", à l'occasion de l'élection d'un noir. Mais je préfère ça que l'inverse.

Donc, Obama est élu. Bienvenue dans le 21ème siècle, enfin ! Et je salue la mort politique, bien trop tardive, du lamentable Georges W. Bush, qui restera probablement, et pour longtemps encore, dans la mémoire collective mondiale, comme le pire Président des Etats-Unis, celui qui a ruiné son pays, qui a appauvri ses concitoyens, qui a ridiculisé l'Amérique aux yeux du monde.

Aujourd'hui, je le dis : je voudrais être un américain, pour pouvoir être fier de mon pays, qui a élu un noir démocrate à la Présidence. J'avais espéré être fier de mon pays, qui aurait élu une femme, pour la première fois de son histoire, à sa Présidence, mais 53% des Français en ont décidé autrement, bercés par le chant des sirènes capitalistes américaines, dont on a vu comment elles ont cessé de chanter, brutalement.

Alors, et maintenant ?

Je ne vais surtout pas me lancer dans une analyse géopolitique de la nouvelle situation mondiale, d'une part parce que je ne suis pas compétent pour le faire, et d'autre part parce que d'autres, à incompétence égale, ne l'en feraient pas moins beaucoup mieux que moi.

Il reste que la perspective de voir arriver à la tête des Etats-Unis, un Président qui s'est prononcé pour la fermeture de ce scandale humanitaire que constitue Guantanamo (pour lequel, dans mes rêves les plus fous, j'espère bien qu'un jour, Georges W. Bush sera traduit devant le TPI), un Président qui veut parler avec l'Iran, fermement, mais sans tabous, un Président qui a promis de quitter l'Irak dans les 16 mois à venir, un Président qui a pris conscience de l'urgence que constitue, pour la planète toute entière, la prise de décisions fermes et extrèmement rapides, pour contrer les effets ravageurs du réchauffement climatique.

Un Président noir. Les américains ont élu un nègre. C'est historique, et je suis heureux d'avoir vécu cela, je suis heureux que mes parents vivent cela, mes enfants, mes amis. C'est un tournant historique, un virage à 180°, c'est tout un peuple qui se montre capable de se tranformer, du jour au lendemain, de la honte de la civilisation occidentale, en phare de cette même civilisation.

Les américains l'ont fait.

Aujourd'hui, je voudrais être américain, pour être fier, et retrouver l'espoir.

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15 octobre 2008

Banque postale : vous pouvez laisser crever Grand-Mère

Je mets ça dans Fumées blanches, parce que franchement, ça m'a bien fait rigoler hier matin. Alors c'est une publicité pour La Banque Postale, sur France Inter. Une jeune femme raconte à un ami qu'une grand-mère est tombée dans la rivière, et que c'est le chien qui a été obligé de la tirer avec sa laisse pour la sauver. Tu te rends compte, un Yorkshire, la pauvre bête, etc..

Là dessus, le type lui répond : "Ah ben moi, ma grand-mère, elle a une assurance à la Banque Postale". Et là dessus, un commentaire Off nous informe qu'en cas de coup dur, la Banque Postale nous fait bénéficier d'une convention obsèques.

Donc, sans la Banque Postale, ton chien te sauve, et avec, tu meurs, et tes petits enfants touchent l'héritage. Choisis ton camp, grand-mère.

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12 octobre 2008

Marina Petrella ne sera pas extradée

Marina Petrella est une ex-terroriste, chef de la division Romaine des Brigades Rouges. Les Brigades Rouges ont sévi durant environ 20 ans, et on soupçonne aujourd'hui qu'elles aient été inflitrées par la CIA, dans le but d'empêcher l'arrivée au pouvoir du Parti Communiste Italien et, peu ou prou, du Parti Socialiste Italien.

Quoiqu'il en soit, Marine Petrella a été accueillie en France, sous le gouvernement de François Mitterand, et bénéficiait de l'asile depuis 1993. Elle vivait au grand jour, s'occupait beaucoup de la banlieue, et faisait beaucoup de social. Elle avait fondé une famille, et avait eu une fille. Bref, elle avait refait sa vie, avec la bénédiction du gouvernement Français.

Et voilà qu'en 2007, on l'arrête, sur la base d'une demande d'extradition émise par l'Italie, et datant de ... 1994.

Il ne faut pas oublier que l'Italie, qui a arrêté Marina Petrella en 1992, l'a laissée durant 6 ans en détention provisoire, avant de la juger. 6 ans de prison, avant même de la juger ! Ensuite, elle est restée 5 ans sous contrôle judiciaire, toujours en Italie, toujours au grand jour. Au bout de 12 années, l'Italie la condamne à perpétuité. Mais les juges ne l'interpellent pas à l'audience, car ils estiment qu'elle ne représente aucune menace pour la sécurité publique. Entre temps, Marina Petrella a complètement changé, elle a eu un enfant en détention, et l'élève. Elle n'est plus qu'une femme avec un passé judiciaire, comme on en voit tant. Mais lorsqu'elle est condamnée à perpétuité, elle a le choix : abandonner son enfant, et s'en aller mourir en prison, ou venir en France, qui accueille les anciens activistes Italiens, dés lors qu'ils s'engagent à ne pas troubler l'ordre public.

Elle vient, donc, en toute légalité, et au grand jour. Et en 2007, on l'arrête, au mépris des accords passés, et en 2008, François Fillon signe le décret d'extradition vers l'Italie.

Marina Petrella se met alors en grève de la faim, son état physique et mental se dégrade énormément, et ceci très rapidement. Elle a cette phrase, laconique et terrible : "Ils ne renverront que mon cadavre".

Dépôt de recours par ses avocats, visite de la soeur de Carla Bruni, Valeria Bruni-Tedeschi, au chevet de Marina Petrella, les évènements s'enchaînent, jusqu'à l'épilogue, tombé ce matin sur mon téléscripteur personnel : Nicolas Sarkozy a abrogé le décret d'extradition de Marina Petrella, pour raison humanitaire.

Marina Petrella pourra donc rester en France. Et Nicolas Sarkozy a bien fait. Et moi j'ai posté ça dans "fumées blanches", j'aimerais bien y poster plus souvent. La prochaine fois, peut-être, pour saluer la confirmation d'un jugement en appel ? Allez, on y croit...

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03 juillet 2008

Ingrid Betancourt est libre

Blanches, les fumées, comme celles des cigares des geoliers d'Ingrid Betancourt, qu'elle ne verra plus s'envoler en volutes insupportables. Libérée par un Président Uribe qui a réussi l'exploit de donner tort à la France, qui voulait privilégier la voie de la négociation avec les FARC, de ravir la gloire du succès à Hugo Chavez, qui se voyait comme le libérateur de gauche Sud-Américain, de donner le coup de grâce aux FARC, qui sont maintenant cliniquement morts, de libérer, non seulement Ingrid Betancourt, mais aussi les 3 américains détenus par les FARC, donnant un coup de pouce au candidat Mc Cain, et tout ceci sans verser une goutte de sang.

Joli coup. Politique et stratégique. Et aussi jolie revanche personnelle du président Uribe, qui a juré la perte des FARC depuis qu'ils ont assassiné son père. Ca nous rappelle étrangement une autre revanche familiale, aux conséquences cependant bien plus désastreuses, pour le monde entier.

Mais, juste pour aujourd'hui, on s'en fout, de Bush et de SA guerre d'Irak, on s'en fout de mon petit prud'homme, on s'en fout que Nicolas Sarkozy détricote consciencieusement, au nom d'un libéralisme archaïque, tous les acquis sociaux et les protections individuelles, pour ne laisser place qu'à la raison du plus fort. Seule la liberté de cette femme extraordinaire compte. Hier, 2 juillet, un jugement prudhommal était rendu pour ou contre votre serviteur, je ne sais pas encore. Mais de toutes façons, hier, 2 juillet, même si j'ai été condamné à verser deux cent mille euros à une compagnie dirigée par des voyous psychopathes, à la figure desquels je crache un gros mollard, peu importe, c'était une belle journée, parce qu'Ingrid Betancourt a été libérée.

Pour aujourd'hui, on se fout du reste. Mais pour aujourd'hui seulement.

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19 juin 2008

Des anges sont venus

Ma fille :

Papa je t'aime plus qu'un petit cœur plus qu'une étoile je t'aime
gros gros gros bisous
mon papa chéri
je t'aime de tout mon coeur

 

Mon fils :

mon papa,
j'ai hâte de rentrer dans notre nouvelle maison !
je t'aime mon papa
gros bisous
a bientôt


Moi, quand je lis ça, j'ai besoin de rien d'autre pour être heureux. Ca valait le coup de le mettre dans la rubrique "fumées blanches", je trouve.

C'est pour ça qu'on se bat, qu'on résiste, qu'on avance. Pour eux. Pour ce qu'ils nous disent, quand ils sont encore petits, comme ça, et déjà si conscients des difficultés de la vie, des pièges qu'elle nous tend, parfois.

Ouais, avec leur maman, quand on lit ça, on se dit que, vraiment, on ne regrette rien, et qu'on n'échangerait pas nos places.

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16 mai 2008

Graindorge : LE camembert

Je suis Normand. C'est sans doute à cela que je dois mon caractère, à la fois fort et bienveillant.

Il y a deux sortes de camemberts : les camemberts GRAINDORGE, et les camemberts qui n'ont de camembert que le nom.

GRAINDORGE se bat depuis des années contre les grosses marques, les mastodontes du camembert industriel, comme Président, et tous les autres, afin de garantir un aspect fondamental de la fabrication du camembert digne de ce nom, qui conditionne l'attribution du label "APPELLATION CAMEMBERT D'ORIGINE CONTROLEE" : la fabrication du camembert avec du lait cru.

Eh oui, je vais être très dur avec vous : Si vous mangez autre chose que du Graindorge, vous ne mangez pas de camembert, vous mangez un machin, fait par des industriels français pour contenter le marché américain. Mais vous ne mangez pas de Camembert (notez que j'utilise les majuscules à bon escient, hein. C'est important).

Alors évidemment, la lutte de Graindorge contre président, c'est un peu le pot de terre contre le camembert en plastique, un peu. Alors que faire ? Mais c'est simple ! Mangez du camembert GRAINDORGE. Juste une fois, juste pour voir, juste pour le goût. Si vous trouvez que ça ne change rien, alors promis, j'avalerai mon chapeau. Mais franchement, tous ceux qui ont quelque chose entre les oreilles, et des papilles gustatives sur la langue, ne pourront pas manquer de faire la différence. Manger du plastique ou manger du GRAINDORGE, vous avez le choix.

Ne renoncez pas à votre droit à bénéficier des bons produits, ne renoncez pas à votre confort, vos petits bonheurs simples de tous les jours.

Sinon, demain, votre vin aussi viendra des Etats-Unis. Ou de Chine. Ca coûtera moins cher à produire.

GRAINDORGE, LE camembert.

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20 avril 2008

Un gars, une fille.

Le gars est un gars : il aime les voitures, les jeux vidéos, il n'aime pas mettre le couvert ni débarasser, il n'aime pas parler de ses sentiments, il est casse-cou et très intériorisé ; avec une vie mentale, qu'il peut vivre en parallèle de sa vie réelle. Je sais comment il fait, je fais la même chose, et mon père aussi. C'est de famille.

La fille est une fille : elle est précieuse et bavarde, elle adore les bijoux, les poupées, elle adore s'habiller en rose, elle adore se maquiller, elle trouve toujours quelque chose à dire, elle est extravertie et experte en relations publiques. Vous voulez faire connaissance avec vos nouveaux voisins ? Envoyez-là dans le jardin, le midi même ils seront chez vous pour l'apéritif.

Le gars me bat à plate couture à Trackmania. Il faut dire qu'il s'entraine durement. Il est très sensible, mais ne le lui répétez pas, il affirmerait le contraire. Je fais pareil. On fait des concours à Trackmania quand je rentre, le week-end, mais il est meilleur que moi de toutes façons.

La fille me dit toujours, quand je lui demande au téléphone qu'elle me passe son frère "attend, j'ai pas fini de parler". Et c'est vrai, elle trouve encore quelque chose à me dire. C'est un mystère pour moi, cette faculté de toujours trouver un sujet de conversation. Ca doit être féminin. Ou peut-être qu'elle tient ça de sa mère, qui le tient de la sienne, qui le tient de la sienne, qui...

Enfin voilà, le gars va avoir 8 ans cette année, et la fille 6. Je crois que c'est la première fois que je poste un billet dans lequel je ne suis en colère contre personne. J'espère que vous ne m'en voudrez pas. Mais des fois, aussi, ça fait du bien d'écrire juste pour dire qu'on aime des gens. Par respect pour la poésie, et le deuil qu'elle porte en ce moment, j'ai décidé de mettre de côté pour aujourd'hui mon aigritude.

Posté par Maldoror à 17:47 - Fumées blanches - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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