Nikos Aliagas a été fait Chevalier des Arts et des Lettres le 26 mars 2007.

Ceux qui ne connaissent pas sont des chanceux, que l'on jalouse dans les salons parisiens, dans lesquels il est du dernier chic de ne pas regarder la télévision. Dans les salons provinciaux, hélas, il n'en va pas de même, et le provincial qui rentre chez lui le soir, après avoir travaillé durement aux champs (les provinciaux travaillent aux champs. C'est grace à eux que l'on trouve des légumes frais sur les marchés parisiens), regarde Nikos Aliagas animer pauvrement son émission pénible, avec un sourire décérébré qui en dit long sur ses aptitudes à se montre digne de son titre tout neuf. Le provincial s'émeut un peu, en regardant ces braves jeunes gens s'époumoner sur scène, ou s'entraîner à paraître, puisque c'est une émission qui leur apprend tout, sauf à être eux-même.  C'est l'inévitable revers de la médaille provinciale. De même, chaque fois qu'ils le peuvent,  les provinciaux regardent Christophe Dechavanne, qui réalise l'exploit de faire paraître Victoria Silvstedt intelligente et drôle, en croyant la faire passer pour la cruche gonflée à l'helium qu'elle est d'ailleurs, bel et bien. Les provinciaux sont des cons, il faut bien le reconnaître. C'est un Normand qui vous le dit.

Alors, Nikos Aliagas chevalier des arts et des lettres, pour situer, c’est un peu comme si Steevy était élu à l’Académie française, ou comme si Brigitte Bardot était nommée membre bienfaitrice de la société protectrice des pur-sang arabes. Vous voyez le genre.

L'ordre des Arts et des Lettres récompense « les personnes qui se sont distinguées par leur créations dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde »

Effectivement, la contribution de Nikos Aliagas au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde est flagrante, et proprement prodigieuse.

Je pense qu'il est en bonne voie pour être décoré de la légion d'honneur, peut-être des mains même de  Victoria Silvstedt.

Merci de votre attention, vive la culture très très générale.