Les pandas c'est vraiment des cons

Le panda est con et moche. C'est un animal fainéant, totalement inadapté à la vie, une erreur qui ne survivrait pas 6 mois avant l'extinction de l'espèce sans les chinois, lesquels prennent un malin plaisir à envoyer régulièrement leurs nuisibles se faire nourrir à l'étranger.
En ce moment, c'est en France que ces crétins de nounours vont venir se gaver aux frais du contribuable. Pour 10 ans. En pleine crise, j'espère que vous êtes contents de payer des impôts pour nourrir des abrutis de pandas fainéants.
On a suffisamment parlé des courbettes qu'a fait Nicolas Sarkozy durant tout son quinquennat aux chinois, jusqu'à laisser les policiers chinois faire la police dans notre pays et molester les manifestants français, lors du trajet de la flamme olympique en 2008, on ne va pas y revenir. Les chinois sont d'ores et déjà propriétaires du pays, qu'ils se partagent avec le Qatar.
Rappelons simplement quelques faits, à propos du panda : C'est un animal inadapté, un carnivore qui se nourrit de bambous, trop fainéant pour chasser des animaux. Résultat, il est obligé de mâcher durant des heures les bambous, qui ne sont pas adaptés à sa morphologie. Il ne digère qu'une faible partie de la nourriture qu'il ingère, et est donc obligé d'un ingérer de grandes quantités, et très souvent. En clair, il passe les deux tiers de son temps à bouffer. Quand il ne bouffe pas, il dort. Aussi inutile qu'un chat, mais il n'a même pas l'avantage de nous ronronner sur les pieds l'hiver, le panda ne sert à rien d'autre qu'à bouffer.
Sexuellement, il est tout simplement inactif, au point que dans certains zoos, on est obligé de diffuser une vidéo porno aux pandas (mettant en scène des pandas, bien entendu) pour essayer de les inciter à avoir des relations sexuelles. L'évolution à son niveau le plus bas.
Si l'on ajoute à cela sa robe qui le rend totalement visible des prédateurs au milieu des forêts de bambous, et son regard de crétin, chacun comprendra que cet animal ne joue absolument aucun rôle dans la chaine alimentaire, qu'il est totalement inutile et inadapté, et que la meilleure chose qui pourrait arriver, pour la planète, serait que l'espèce s'éteigne.
Quelques opinions similiaires à la mienne ici.
Vous l'aurez compris, la prespective de nourrir pendant dix ans deux gros abrutis pour lâcher le cul des chinois, ne m'inspire guère d'enthousiasme, surtout quand je lis qu'ils seront accompagnés pendant deux annés, ces deux machins, d'un soigneur et d'un vétérinaire chinois, dont j'aimerais bien qu'on nous dise par qui ils seront payés, durant ces deux années.
Qu'on ramène ces deux feignasses en Chine.
C'est à vous de faire la police
Je poste ça dans culpabilité, hein, évidemment, puisque le message que veut faire passer le gouvernement, c'est que c'est de votre faute si vos amis ou les membres de votre famille meurent sur la route parce qu'ils ont trop bu.
Il s'agit donc de VOTRE responsabilité. VOUS êtes responsables des actes d'un adulte majeur, qui n'est pas sous votre tutelle.
Mais commençons par le commencement : vous avez vu la nouvelle campagne pour la sécurité routière ? Si vous ne l'avez pas vue, regardez-la. Un individu est allongé sur l'asphalte, les secours s'affairent autour de lui, essayant de le ranimer. L'homme est en arrêt cardiaque.
En fond, on entend ce qui s'est passé juste avant le départ de l'homme, au cours de la soirée. Un homme lui demande :
-T'es sûr que t'as pas trop bu ?
On n'entend pas la réponse de l'homme allongé. On ne sait pas s'il répond quelque chose comme "non, non, t'inquiètes pas, ça va aller, je dois aller m'occuper de mes filles", ou "ouiahc t'inuqièter pas vieux je sais ssl ceique je fais ". C'est quand même pas la même musique. Mais continuons : un autre homme (un ami, je suppose), lui dit :
- Avec c'que t'as bu, tu devrais pas conduire.
Là ça se précise, visiblement l'homme a trop bu. Enfin, une voix (à priori celle du premier intervenant) dit :
- Ok, si tu crois que tu peux conduire.
Et c'est là, c'est là que le gouvernement pointe du doigt le mauvais citoyen, le mauvais ami, le mauvais frère. Parce que cet homme-là, il n'aurait pas dû dire à un homme majeur qui veut rentrer chez lui "Ok, si tu crois que tu peux conduire", il aurait dû lui dire : "Non, tu ne conduiras pas", quitte à en venir aux mains avec son ami/collègue/frère, il aurait dû lui prendre ses clés, il aurait dû lui crever un pneu, ils auraient dû tous se jeter sur lui et le ceinturer, l'attacher, le ligoter, le baillonner.
Ben oui, parce que pour empêcher quelqu'un qui a trop bu et qui a décidé de rentrer chez lui, de prendre sa voiture, faut pas venir tout seul, et faut venir avec ses poings. Donc, lecteur coupable, sache-le : la prochaine fois que tu es dans ce cas de figure, tu te faches avec les gens, tu leur fous sur la gueule, et si ça marche, tu me fais signe, parce que moi, il y a de ce près de 18 ans, un jour, j'étais chez un ami, et j'avais trop bu, et il a essayé de me retenir.
Il n'a pas réussi, parce qu'un type qui a vraiment trop bu, il n'y a pas moyen de lui dire quoi que ce soit, et je suis parti, et je me suis planté. Seul, sans blesser personne, mais j'aurais pu. Depuis ce jour, je ne prends plus jamais le volant quand j'ai bu, parce que j'ai bien failli mourir, cette nuit-là, mais je peux vous dire que l'ami en question n'aurait JAMAIS pu me retenir.
Je suis résolument pour les campagnes de sécurité routière qui incitent à ne pas prendre le volant en ayant bu, je suis résolument pour la sécurité au volant, mais je suis scandalisé de voir qu'on reporte sur les citoyens la responsabilité des accidents de leurs proches, c'est dégueulasse, et c'est bien facile, on se paye une petite publicité, on reporte sur les citoyens la culpabilité, et c'est réglé, la LCVR (Ligue contre la Violence Routière) est contente, tout le monde est content, le gouvernement a agi, et si les gens continuent de se planter en ayant bu, ce sera de la faute de leur famille ou de leurs amis.
Evidemment, dans certains cas, il est possible de dire à quelqu'un "allez, tu restes dormir ici", mais ce slogan, "Quand on tient à quelqu'un, on le retient", ça veut tout simplement insinuer dans l'esprit des gens que s'ils n'ont pas retenu quelqu'un, c'est qu'ils ne tiennent pas à lui. Par extention, que ça leur est égal qu'il meure.
C'est abject comme raisonnement.
Ah oui, sinon le type dans la campagne à la télévision, il est mort. Juste avant qu'on entende son mauvais citoyen d'ami lui dire :
- T'appelles quand même quand t'es arrivé ? Oublie pas d'embrasser les petites.
Salaud, alors que c'est de sa faute si les petites sont orphelines.
L'arrache-Choeurs
C'est une claque.
Je l'ai reçue ce matin, en découvrant que Bertrand Cantat avait sorti un CD. Ce vendredi 23 décembre 2011. En catimini. Forcément, en catimini. Sans rien dire à personne, Bertrand Cantat renait, il revient sur la scène musicale, avec un album incroyable, qu'il faut écouter très fort, seul, en roulant très vite sur l'autoroute A13.
Je sais, c'est mal.
Ecoutez "Les Mouillages", écoutez "Puisse un vent violent se lever", écoutez "Heureux sont ceux qui du malheur". Et puis écoutez "Bury me now", morceau écrit par Cantat entièrement.
Ecoutez cet album, qui rassemble les choeurs des pièces "Les Trachiniennes", "Antigone" et "Electre" de Sophocle, qui racontent les tragédies de femmes de l'antiquité.
Nombreux sont ceux qui voudraient faire taire Cantat, comme étaient nombreux ceux qui ne voyaient en Churchill qu'un alcoolique, en François Villon qu'un voleur et un assassin, en Rimbaud qu'un marchand d'armes. Cantat n'est ni alcoolique, ni assassin, ni voleur, ni marchand d'armes, Cantat est un homme, un humain, faible et mortel comme tous les mortels, qui a croisé la route du malheur, et qui a connu son goût.
Mais Cantat reste Cantat, talentueux, déchiré sur cet album, et c'est incroyable, on l'imagine démoli par le drame de Vilnius, et il l'est forcément, et voilà qu'il commence à chanter, et sa voix monte, sa voix nous emporte, et on l'entend souffrir, et sa voix est parfaite, elle colle au texte, non, elle ne colle pas au texte, elle le transcende.
Ecoutez l'album.
Je suis sûr que Marie Trintignant, qui nous manque énormément, phénoménalement, qui a laissé derrière elle un trou béant dans le paysage cinématographique français, je suis sûr que Marie Trintignant aurait adoré cet album.
Ecoutez-le, souvenez-vous que Bertrand Cantat, l'homme, a purgé sa peine, et puis pardonnez à l'homme, comme vous pardonneriez à votre fils. Ecoutez la voix. Ecoutez ce talent. Entendez-le. Accordez-lui le droit de revenir nous chanter la douleur, la souffrance, ou l'amour impossible, comme lui seul sait le faire, comme lui seul, peut-être, les connais. A ceux qui demeurent intransigeants, inflexibles, qui croient pouvoir s'ériger en juges, en justiciers, n'oubliez pas qu'à celui qui ne pardonne rien, il ne sera rien pardonné.
Ecoutez le, ici, légalement et gratuitement : http://www.deezer.com/fr/music/bertrand-cantat-bernard-falaise-pascal-humbert-alexander-macsween/choeurs-1370832#
Forum Coyote : à consommer avec modération
Ils font des fautes jusque dans leur pseudo, leurs posts sont truffés de fautes d'accord et de conjugaison, et étant donné le peu d'intérêt qu'ils présentent pour le monde de l'internet en général, et des automobilistes en particulier, il n'est pas utile de les citer.
Ils sont modérateurs sur le site "http://www.moncoyote.com", rubrique "forum". Qu'est-ce que ce site ? Eh bien, cher lecteur, si tu te souviens de l'ordre du temple solaire, ou de Jim Jones, c'est un peu pareil : c'est une secte, toute entière dédiée à la glorification du Dieu Coyote, ex-avertisseur de radars en temps réel, devenu aujourd'hui, suite à l'accord passé par l'AFFTAC avec le gouvernement, dans le dos des utilisateurs, un boitier qui passe son temps à faire "bip bip" sur la route sans raison, complice du gouvernement pour piéger les automobilistes, éternelles vaches à lait du gouvernement.
Ces modérateurs n'ont même pas l'excuse d'être rémunérés par Coyote, non, c'est bien pire que ça : ils sont bénévoles. Ils font ça gratuitement. Il suffit de lire le forum pendant une demie-heure pour être abasourdi par la partialité de ces modérateurs. Vous voulez rire ? Allez donc poster sur le forum, quelque chose qui cite un des concurrents de Coyote, par exemple Wikango. Même pour dire "wikango c'est de la merde". Postez votre message, faites "F5" environ 5 ou 6 fois, et vous verrez, comme par magie, le nom de "wikango" (concurrent direct de Coyote, et qui a d'ailleurs plus d'utilisateurs enregistrés) sera remplacé par "EDIT MODO".
Eh oui, chez Coyote, on est dans une secte, on ne cite pas le nom du concurrent sur le forum. Forum de discussion ? Non, forum de glorification ! On est chez les incas, chez les romains, on adore le Dieu Coyote.
C'est édifiant.
J'ai même essayé de remplacer le nom de wikango par "EDIT MODO", c'est à dire qu'au lieu de poster "vous savez que sur le forum de wikango ils disent ceci ou cela", j'écrivais "vous savez que sur le forum de EDIT MODO ils disent ceci ou cela", eh bien même là, il s'est trouvé un modérateur (peu importe lequel, il est insignifiant) pour me menacer de bannissement, sous prétexte que je faisais de la publicité. "EDIT MODO", c'est encore de la publicité, parce que ça introduit dans le propos du posteur, l'idée qu'il existe des concurrents à Coyote. Le modérateur en question divise par zéro dans sa tête, je ne voudrais pas y habiter.
En réalité, indépendamment de l'incompétence des modérateurs de ce petit forum sans intérêt, et de leur propention à lêcher la main qui les carresse, c'est surtout la fébrilité des salariés de Coyote qui est à retenir. Il faut savoir que sur ce forum, intervient le responsable de la relation clientèle chez Coyote. Lui est salarié de l'entreprise. Et ces gens ont très légitimement peur pour leur emploi, parce qu'ils savent que le produit qu'ils ont sorti ne vaut rien, qu'il est buggé jusqu'à l'os, qu'il ne sert à rien, et qu'il ne vaut surtout pas les 12 euros que la société Coyote entend continuer à demander à ses utilisateurs chaque mois.
Et ils ont bien raison d'avoir peur pour leur emploi, parce qu'à en discuter en privé avec les (ex-)clients Coyote, tout le monde est d'accord : ça ne vaut pas ce que ça coûte. Ca ne sert plus à grand chose, d'autant que les clients Coyote utilisatient surtout ce boitier pour avoir le signalement des radars mobiles (aujourd'hui zones à risque), et que le signalement, et surtout la confirmation / infirmation de ces "zones à risque", est devenu quasiment impossible avec le nouveau système.
Profitez-en, messieurs les petits censeurs, profitez-en bien. Parce que vous avez mangé votre pain blanc.
EDIT MODO
Mort d'un coyote
Le 11 mai 2011, un coup de tonnerre retentissait sur le petit monde des fabricants d'avertisseurs de radars, et notamment Avertinoo, Wikango et Coyote. La cause de ce remue-ménage ? La décision extrèmement soudaine et non concertée (comme d'habitude avec Nicolas Sarkozy) d'interdire purement et simplement les avertisseurs de radars. La cause de cette décision ? Un mauvais chiffre sur les accidents de la route, dûs en réalité au nombre supérieur à la moyenne annuelle d'automobilistes sur les routes, sur la période étudiée.
En fait, il a simplement fait beau, les gens se sont dit, plus nombreux que d'habitude : "tiens, si on profitait du beau temps pour aller rendre visite à tata jeannette / aller faire un tour au bord de la mer / visiter Toiry / whatever", du coup, plus nombreux que d'habitude sur les routes, statistiquement, ils ont été plus nombreux que d'habitude à avoir des accidents.
Nicolas Sarkozy, confronté à cette augmentation, a courageusement pris la décision, comme d'habitude, de taper violemment sur la tête du peuple, puisque c'est toujours de la faute du peuple, si l'insécurité augmente. Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la Violence Routière, a certainement été ravie à l'idée que le gouvernement aille enfin enterrer les vilains délinquants de la route dans la chaux vive qu'ils méritent, et les fabricants d'avertisseurs de radars ont commencé à faire le bilan de leur entreprise et à refaire leur CV.
En parallèle, ces fabricants (avertinoo, wikango et coyote) ont créé une association, l'AFFTAC. AFFTAC, pour Association Française des Fournisseurs et utilisateurs de Technologies d’Aide à la Conduite. Vous aurez noté que le "u" de "utilisateurs" n'est pas inclus dans le sigle. Ce point n'est pas anodin, nous verrons qu'en réalité, les utilisateurs ont été floués par l'AFFTAC, qui s'est contentée de sauver son cul dans cette affaire, et son chiffre d'affaire, en baissant son pantalon devant le gouvernement, lequel tenait surtout à envoyer un message à l'électorat de droite. François Hollande s'étant également courageusement prononcé pour l'interdiction des avertisseurs de radars, gageons que ce n'est pas avec le parti socialiste que les libertés individuelles connaitront une expansion significative.
Donc, les fabricants d'ADR (pour Avertisseurs De Radars) se sont tout aussi courageusement mis d'accord pour transformer leurs outils en presse-papiers, tout en faisant croire aux utilisateurs qu'ils avaient encore un intérêt à payer 12€ par mois leur abonnement, pour être informés de... rien de bien utile, puisque quand le boitier ou l'application sonne, on ne sait plus s'il s'agit d'un radar fixe, d'un radar mobile, d'un bouchon, d'un accident, d'une perturbation, d'un animal errant sur la route, on sait juste que, quelque part, un danger quelconque est peut-être présent, à une distance approximative.
Franchement, pour 12 euros par mois, je peux vous dire la même chose par SMS tous les matins, et j'aurai raison à chaque fois.
Coyote ne sert plus à rien, il est inutile, il est mort, et c'est entièrement de sa faute, il a cédé au gouvernement, il a cru pouvoir faire passer ses intérêts financiers et commerciaux avant les intérêts de ses utilisateurs. Qu'il tombe dans l'oubli, et avec la société, son PDG, Fabien Pierlot, qui n'a pas défendu ses utilisateurs, mais uniquement son business.
C'était d'ailleurs comique, de voir sur le forum coyote (http://moncoyote.com), l'acharnement de Sébastien (responsable de la relation clients chez Coyote) et de l'équipe des modérateurs, pour défendre cette évolution de l'outil, sur le mode "vous ne comprenez pas, vous ne savez pas lire entre les lignes, vous verrez, ça ne changera rien, vous serez contents, Coyote veut préserver le service offert à ses utilisateurs). Tout intervenant qui osait venir émettre le moindre doute sur le fonctionnement du futur Coyote se voyait renvoyer vertement dans ses 22 mètres par le staff modération, ainsi que certains utilisateurs désireux de plaire à la modération.
Aujourd'hui, nous avons un peu de recul sur cette évolution, et il ne se trouve pas un seul utilisateur pour être satisfait de Coyote. Cette entreprise va vraissemblablement bientôt mourir, sauf à diminuer de façons extrèmement significative le montant de son abonnement. Le service rendu aujourd'hui par Coyote ne vaut pas plus de 12€ par an, c'est presque un service public, au même titre que les panneaux avertisseurs lumineux sur les autoroutes, et de la même utilité.
Pour ceux qui veulent continuer à être informés de la présence précise des radars fixes et feux rouges (c'est un pis aller), achetez un avertisseur de radars non communiquant de chez Wikango, ils fonctionnent très bien. Pour être averti des radars mobiles en temps réel, faites comme dans le bon vieux temps, confiance aux appels de phares.
A propos des ADR non communiquants, je rencontre actuellement de gros, très gros problèmes avec un Takara RF10, j'espère qu'ils seront bientôt résolus.
Le Coyote et les chacals
Ah, il y en aurait, des choses à dire, en ce moment. On pourrait épiloguer sans fin sur la grandeur et la décadence de l'homme, on pourrait évoquer la chute d'Icare, parler d'un tournant de notre civilisation, employer des termes comme prise (ou crise) de conscience. Certains ont défendu aveuglément un DSK que les Etats-Unis ont sciemment assassiné politiquement et publiquement, d'autres comme Audrey Pulvar ont crié implicitement à l'oubli de la victime présumée, en fustigeant un "microcosme politico-journalistico-intellectuel parisien", ce à quoi Jean-Michel Apathie, tout aussi respectable que sa consoeur, a répliqué que les propos d'Audrey Pulvar correspondaient à "n'importe quoi", parlant d'un "microcosme" défini à la truelle par un poujadisme de bazar qui oppose ce foutu "microcosme" au "peuple".
On a vu des gens tout aussi respectables, comme Robert Badinter ou Jean-François Kahn, se prendre plus ou moins (plutôt plus pour Jean-François Kahn, qui met fin à sa carrière sur ce désastreux "troussage de domestique") les pieds dans le tapis sur cette affaire.
BHL, toujours aussi navrant, Giselle Halimi... Jusqu'à Harlem Désir, qui a repoussé jusqu'aux confins de la galaxie les frontières du ridicule, en appelant Nicolas Sarkozy a intervenir en faveur de DSK, démontrant ainsi, outre l'incongruité de sa demande, sa totale méconnaissance du sytème judiciaire américain, parce qu'aux Etats-Unis, qu'on aime ou pas le principe, le pouvoir politique n'intervient jamais dans les affaires judiciaires, et que si Barack Obama, qui ne s'est pas exprimé sur l'affaire, l'avait fait, il aurait aussitôt suscité un véritable tollé dans tout le pays. A sa décharge, il y a un mois, personne n'avait jamais entendu parler du "Perp walk", sorte de version moderne du goudron et des plumes de nos bon vieux westerns.
Et puis on a fini par nous dire que tout le monde savait. Alors du coup, ça a jeté un froid. Parce que si tout le monde savait, pourquoi personne n'a rien dit ? On nous avait présenté l'image d'un DSK dragueur, amateur de femmes, et c'est une chose plutôt bien vue en France. Il était le présidentiable idéal, le favori, il aimait bien les femmes ? La belle affaire ! On a toujours bien aimé les femmes, en France. Les petites femmes de Paris.
Et tout à coup, on nous dit qu'on savait. On savait qu'il était borderline. On nous parle d'un Benoit Hamon demandant à ce que DSK soit en permanence surveillé par des gardes du corps, craignant qu'il "n'explose en plein vol". On nous parle d'un Nicolas Sarkozy qui l'avait averti que là-bas, ce n'est pas comme ici, ils ne rigolent pas avec le sexe.
On nous parle d'une Mme Tristane Banon, qui aurait été agressée par DSK en 2002. On nous ressort des cadavres des placards.
C'est une ancienne collaboratrice qui confirme qu'il était entreprenant, c'est une actrice de X qui affirme qu'il était tendre et gentil...
Je n'étais pas dans cette suite, j'ignore ce qui s'est passé dans cette suite, et je crois que le plus important n'est pas ce qui s'est passé dans cette suite. Le plus important et le plus grave, c'est ce qui se passe maintenant. Les gens découvrent qu'on s'apprétait à leur vendre un futur Président qui ne correspondait peut-être pas du tout à l'image qu'ils avaient de lui. Et ce n'est pas la gauche qui est responsable, puisque visiblement, tout le monde savait. C'est toute la classe politique qui s'apprêtait à enfumer les électeurs.
Aujourd'hui, après le tsunami DSK (pardon pour l'analogie de comptoir), le coeur de la centrale politique est entré en fusion. Les langues se délient. Georges Tron, intouchable il y a un mois, et qui aurait fait taire ses deux accusatrices d'un seul coup de téléphone, démissionne en trois jours. Et ce n'est pas fini pour lui.
Luc Ferry accuse carrément un ancien ministre de la république, d'avoir été impliqué dans des parties fines avec des petits garçons, au Maroc, et de s'être fait "poisser" par la police marocaine. "Poisser", dans mon esprit, est un mot qui signifie "manque de chance". Je le trouve extrèmement déplacé, s'agissant de pédophilie.
Et demain, nous révèlera-t-on que tout le monde connait le père de l'enfant de Rachida Dati ? Apprendra-t-on où, comment, et dans quelle position Nicolas Sarkozy a fait un enfant à Carla Bruni ?
Nous dévoilera-t-on les turpitudes de Frédéric Mitterrand ? Ah non, ça c'est déjà fait, par l'intéressé lui-même, ce qui ne l'a pas empêché d'être nommé au gouvernement. N'est-ce pas là, au fond, le symbole même du pourrissement de nos politiques ? Que Frédéric Mitterrand soit ministre de la république ?
Vivrait-on dans un pays de chacals ?
Quoi qu'il en soit, ça ne va pas être simple de draguer, au 21ème siècle... Et il est probable que la campagne présidentielle de 2012 ne va pas être des plus ragoutantes. DSK avait prédit qu'elle serait "sale", ignorant qu'il serait le premier à se faire flinguer.
Et pendant que tout ce petit monde macère dans son jus vicié en s'enfilant joyeusement dans des grandes partouzes mondaines, pendant qu'on nous cache des faits "connus dans tout Paris" (Marine Le Pen s'était pourtant bien gardée, comme les autres, de parler de quoi que ce soit avant que DSK ne tombe aux Etats-Unis, elle était complice comme les autres), pendant ce temps-là, sur qui l'Etat tape-t-il ? Qui est désigné du doigt par le gouvernement, qui estime indispensable de prendre immédiatement une mesure forte de répression sévère ?
Les ministres qui vivent aux frais de la république ? Les députés qui ne siègent que lorsqu'il sont obligés de le faire, sinon ils ne touchent pas leurs indemnités ? Les 1000 français les plus riches qui ont vu leurs revenus littéralement exploser, à tel point que la plupart d'entre eux ignore combien ils ont d'argent exactement ?
Vous n'y êtes pas, les fautifs, ceux qu'il convient de punir, ce sont les responsables de la hausse de la mortalité sur les routes.
Vous, comme moi, pensiez que c'était le beau temps exceptionnel, qui a poussé massivement les gens à se déplacer pour partir en we, beaucoup plus que l'année dernière à la même époque, qui avait fait statistiquement monter le nombre d'accidents, et donc le nombre de tués, n'est-ce pas ?
Eh bien non, la faute en revient aux avertisseurs de radars. Alors, un avertisseur de radar, qu'est-ce que c'est ?
Si vous écoutez Claude Guéant, c'est un appareil qui sert à se mettre hors la loi en roulant à 180 là où il n'y a pas de radars déclarés, et c'est à cause de ces appareils (et des panneaux avertisseurs de radars) qu'il y a des morts.
Si vous écoutez l'AFFTAC, l'association regroupant les fabricants d'avertisseurs de radar, ce sont des "appareils d'aide à la conduite".
Et si vous m'écoutez moi, qui en possède 2 de marque différente, l'un matériel, l'autre logiciel, c'est tout simplement un appareil qui me permet de ne pas me faire flasher à 133 pour 130 comme cela m'est encore arrivé récemment, et donc de conserver mon permis de conduire, qui est également mon permis de travailler. En l'absence de régulateur de vitesse, il faut une demi-seconde pour passer de 134 chrono (vitesse retenue 129) à 136 chrono (vitesse retenue 131).
En une demi seconde, vous avez perdu 45 euros et 1 point. Faites 20000 kilomètres dans l'année, faites-vous avoir 12 fois par un radar non signalé, vous êtes au chômage. Il faut rappeler que 80% des infractions constatées à la limitation de vitesse sont inférieures à 10 km/h.
Pourtant, le gouvernement est formel : zéro tolérance, zéro avertissement. Pas le droit à l'erreur, quand on est un ministre du budget on peut se permettre de tenir aussi les cordons de la bourse du parti politique présidentiel, mais quand on est un automobiliste, on n'a AUCUN droit à l'erreur.
Petite fiction :
Il fallait s’y attendre.
L’association « victimes dans la cuisine » a demandé au Premier Ministre de prendre des mesures rapidement sur le sujet des accidents domestiques .
Il suffit de voir ce graphique pour se rendre compte du carnage.
5 fois plus de morts dans les accidents domestique que sur la route.
La réaction du gouvernement ne s’est pas faite attendre.
Première mesure : Création d’une nouvelle taxe sur les produits javellisés.
Deuxième mesure : Suppression des étiquettes
sur les flacons.
Troisième mesure : Interdiction aux usagers d’utiliser des systèmes de sécurité sur les portes de placard.
C'est totalement absurde, n'est-ce pas ? Eh bien c'est exactement ce que veut mettre en place le gouvernement.
Pendant ce temps-là, les petites partouzes entre amis continuent chez ces messieurs qui nous gouvernent, et qui ont des chauffeurs ou des avions pour se déplacer.
L'insurrection finira-t-elle par venir ? Jusqu'où pourront-ils aller trop loin ?
les terroristes d'ultra-gauche sautent sur Alliot-Marie
On pensait que Sarkozy avait tapé fort en démissionnant "de force" MAM. Il y en a un qui vient de taper encore plus fort, et, une fois n'est pas coutume, je vais lui laisser la parole sur ce blog.
Il s'agit de Gérard Coupat, père du "Coupat idéal" Julien Coupat, le terroriste d'ultra-gauche bien connu du public pour avoir été maintenu en détention plus de 6 mois sans aucune preuve de quoi que ce soit, puis avoir été libéré le 28 mai 2009.
Mais laissons la parole à son père, Gérard Coupat. L'ensemble de son intervention sera mise entre guillements, et en italiques. Le billet original est à lire ici.
"
De Tarnac à Tunis, tombeau pour une ministre
Chère Michèle-Yvette-Marie-Thérèse Alliot-Marie
Ce qui vous arrive est injuste. Rien n’est pire que de tomber pour une faute qu’on ne peut reconnaître. Car qu’avez-vous fait d’autre, dans cette excursion tunisienne, que ce que font depuis toujours tous vos petits camarades ? Et si l’on vous fait expier l’infamie cette fois trop visible de la politique étrangère de la France, que va-t-on faire de vos infamies passées, tellement plus notables ?
Je suis né la même année que vous, en Algérie, d’un père militaire puis ouvrier. J’en tiens une idée assez précise, je crois, de ce que fut le gaullisme après 1945. De là, j’ai été rapatrié dans le Sud-Ouest. On ne pouvait ignorer alors, dans le Sud-Ouest, ce qu’était le clan Marie. Puis, comme tant d’autres dans ma génération, une fois éteint le souffle émancipateur de 68, j’ai fait ma carrière sans plus me soucier de politique, laissant cela, bêtement, à des gens comme vous. Je dis «bêtement», car avec l’affaire de Tarnac, j’ai fini par admettre que si vous ne vous occupez pas de politique, la politique, elle, s’occupe de vous. Enfin, la seule sociologie ne suffit pas à expliquer mon ultime malchance : habiter à Rueil-Malmaison, baronnie dont votre compagnon Ollier a hérité des mains de Jacques Baumel, «gaulliste historique». Cela dit pour situer «d’où je parle», comme on disait en 68.
On vous reproche aujourd’hui votre compromission avec un dictateur tunisien. Quelle mauvaise foi ! Quel dictateur africain ou maghrébin ne s’est pas vu, un jour ou l’autre, offrir les services de la France ? Qui peut prétendre ignorer la collusion historique entre l’Etat français et à peu près toutes les autocraties véreuses issues de l’empire colonial ? Croit-on qu’un Claude Guéant ait des fréquentations plus honorables que vous ? Et qui peut ignorer que, depuis cinquante ans, l’argent des ventes d’armes ou celui de Dassault sert de diverses manières à financer les réseaux gaullistes ? L’existence de monsieur Foccart n’est tout de même pas une découverte récente. Et si Charles Pasqua fait aujourd’hui sourire, pourquoi devriez-vous faire horreur, sinon en vertu d’une obscure misogynie ?
Si l’on vous sacrifie, c’est en un sens pour sauver le grand aveuglement français d’après-guerre : l’aveuglement quant à la nature du gaullisme. Le gaullisme fut une curieuse synthèse de Maurras et de Machiavel, et rien d’autre. Qui furent les «gaullistes historiques» ? Des gens qui ont appliqué en temps de «paix» les techniques clandestines, les illégalismes qu’ils avaient appris dans la Résistance. Des anciens de la Cagoule. Des activistes orphelins de l’action. Des pétainistes déçus de Vichy mais toujours friands de grands hommes. Des passionnés de la conspiration. En 1959, quand les frères Bromberger écrivent les 13 complots du 13 mai, ils trouvent finalement héroïque que De Gaulle ait pris le pouvoir et fondé la Ve République à la faveur d’un authentique coup d’Etat. Le Coup d’Etat du 13 mai, c’est le titre d’un livre amer du colonel Trinquier.
Dans les années 1940, Jacques Baumel s’occupait de financer le Rassemblement du peuple français (RPF). Le service d’ordre du RPF, principalement composé de truands militarisés, est l’ancêtre du Service action civique (SAC). Les tueurs du SAC furent toujours aux côtés de votre bon-papa, quand il faisait campagne à Biarritz pour les législatives ou les municipales. Votre compagnon Ollier a succédé à Baumel à la mairie de Rueil-Malmaison. Quant à vous, vous honorez les héritiers du SAC, devenu le Mouvement initiative liberté (MIL), de votre participation à leurs conventions. La boucle est bouclée. En février 2009, vous y faisiez un discours intitulé «Français toujours et fier de l’être».
Quand je le lis, j’ai l’impression d’entendre Raymond Marcellin. Comme celui-ci demandait au SAC, après 68, de l’aider à casser du gauchiste, vous demandez au MIL de «créer de la part de l’opinion publique un rejet de ces groupes» afin d’«isoler et lutter contre ceux qui attaqueraient l’Etat» puisque «nous sommes à l’heure où l’ultra-gauche voudrait remettre en cause l’autorité et le pouvoir de l’Etat». Dans la droite ligne hallucinée de Raymond Marcellin, qui soutenait les groupuscules d’extrême droite pour y recruter des hommes de main, vous avez pris comme porte-parole du ministère de l’Intérieur un ancien d’Occident, Gérard Gachet, dont on a fait opportunément détruire la fiche RG. Ils sont loin d’être rares les anciens de ces groupuscules dans l’actuelle majorité. De la même façon, avoir affaire depuis trois ans à l’antiterrorisme m’a projeté un demi-siècle en arrière, en Algérie, où l’antiterrorisme désignait la Main rouge, ces barbouzes qui faisaient sauter des bombes à la casbah pour provoquer les «musulmans».
Je tenais à vous dire que je trouve particulièrement injuste que l’on vous fasse à présent grief de mentir, car de mentir, depuis que je vous écoute, vous n’avez jamais cessé de le faire. Vous êtes allée jusqu’à déclarer à la radio, l’affaire s’étant retournée, que vous n’aviez jamais traité les gens de Tarnac de «terroristes», que c’était une invention des journalistes. Il est vrai que vous n’étiez que ministre de l’Intérieur quand vous les avez fait arrêter par la police antiterroriste.
A l’Assemblée, vous avez répondu à un député en des termes vifs, regrettant «l’abjection d’essayer d’utiliser mes parents pour vous en prendre à moi et pour m’attaquer politiquement». Je partage votre émotion, moi qui ai été utilisé de toutes les façons possibles pour s’en prendre à mon fils et l’attaquer politiquement. Pour ce qui est de trouver indécent de voir «passer sa vie, tant publique que privée, au peigne fin» comme vous vous en êtes plainte récemment, nous qui sommes sur écoute depuis trois ans et qui avons pu tâter des micros directionnels de la DCRI comme de leurs techniques de filature, nous en convenons : c’est très désagréable. Il serait d’ailleurs heureux que cela cesse. L’argent public a certainement de meilleurs usages.
Pour tout vous dire, à voir tous ces vieux dictateurs tomber, et à vous voir les suivre dans leur chute, j’en viens à souhaiter que vous ne soyez pas la seule à disparaître. Nous sommes lassés de voir depuis quarante ans les mêmes visages et les mêmes noms jouer au jeu des chaises musicales à la tête de l’Etat tandis que la souffrance sociale croit d’année en année. En attaquant les gens de Tarnac, vous m’avez rendu désirable l’insurrection qui vient, vous m’avez offert une vraie conscience politique. Soyez-en remerciée. A présent, je sais la différence entre des hommes, ou une femme, de pouvoir et ce que Hannah Arendt appelait une «vie politique».
"
Nicolas Sarkozy maintient le cap
Nicolas Sarkozy, dans son discours de 2007 à Dakar, avait estimé que « l'homme africain [n'était] pas assez entré dans l'Histoire. (...) Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. (...) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès ».
Quel analyste. L'Afrique aujourd'hui vit une aventure humaine comme notre "vieux pays" n'en a pas connue depuis très longtemps.
En 2007, toujours, Nicolas Sarkozy recevait Mouhammar Kadhafi en grande pompe à l'Elysée, provoquant au minimum de la gène de la part de certains membres du gouvernement, et même une sortie des plus courageuses de Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, affirmant que « notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits »
La même Rama Yade qui avait accueilli le Raïs Mouhammar Kadhafi avec un sourire que personne ne lui avait collé de force sur le visage :
Il faut dire que la réaction de Nicolas Sarkozy à la sortie de Rama Yade avait été violente : convoquée à l'Elysée pour vingt minutes d'entretien, Nicolas Sarkozy très en colère avait dit à Rama Yade tout le mal qu'il pensait de ses propos. Il lui avait notamment reproché sa «méthode» jugée «inacceptable». Nicolas Sarkozy, en revanche, avait jugé les réserves du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, sur la venue de Kadhafi, «intelligentes et politiques» (source : liberation.fr).
Quel visionnaire. Quel diplomate. La gauche, à l'époque, avait dénoncé une "diplomatie du carnet de chèque", tandis que Nicolas Sarkozy évoquait "«des dizaines de milliards d'euros» de contrats.
Realpolitik, on appelle ça. Pour mémoire, voici un extrait du discours du candidat Nicolas Sarkozy, le 29/04/2007. Lisez, c'est vraiment savoureux :
"Je veux être le Président de la France des droits de l’homme. Je ne crois pas à la « realpolitik » qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie,ou au Darfour. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d'aucune dictature à travers le monde. Je veux avoir le courage de faire ce que la gauche au pouvoir n’a pas eu le courage de faire. "
Quel homme intègre. Quel visionnaire éclairé. Quelle politique courageuse. Quel talent !
Aujourd'hui, nous avons un ambassadeur, imposé unilatéralement en Tunisie, qui méprise les journalistes et s'attire illico les foudres d'un peuple dont il a oublié un peu vite qu'il vient juste de foutre dehors un dictateur. La logique voudrait que Nicolas Sarkozy rappelle son ambassadeur et en propose un autre à la Tunisie, qui l'accepterait. Ou pas.
Nous avons une ministre des affaires étrangères qui est allée en vacances chez ce même dictateur, durant la révolution, négocier des affaires privées en compagnie de ses parents, se faisant transporter dans l'avion d'un ami du dictateur, qui a proposé à ce même dictateur de l'aide pour mater la révolution, qui a menti plusieurs fois au peuple français, et qui n'est même pas allée en Tunisie depuis la révolution, sur le sol de laquelle elle n'est probablement pas plus la bienvenue que le nouvel ambassadeur.
Nicolas Sarkozy a été obligé d'envoyer Christine Lagarde et Laurent Wauquiez.
Quel gouvernement !
La logique voudrait que Nicolas Sarkozy "démissionne" Michèle Alliot-Marie et Patrick Ollier.
Nous avons un Président qui s'est mis à dos les diplomates, les avocats, la police, les juges, l'armée, le personnel enseignant et hospitalier, les fonctionnaires, les retraités, les chômeurs, les travailleurs.
Nous avons une ministre des affaires étrangères qui devrait partir très rapidement, peut-être même avant Kadhafi.
Nous avons une image sur la scène internationale qui n'a jamais été aussi désastreuse. Il est loin, le temps ou Dominique de Villepin se faisait applaudir à l'ONU, en prononçant, notamment, ces paroles fortes :
" Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c'est un vieux pays, la France, un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'Occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèles à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur ".
Quelle image que celle de la France aujourd'hui.
Eh bien, non. MAM reste en place, l'ambassadeur de Tunisie reste à Tunis, le gouvernement, comme un seul homme, soutient pèle-mèle la ministre des affaires étrangères, l'ambassadeur, le Président, la politique étrangère de la France.
Pendant ce temps-là, la droite propose un débat sur l'Islam en France.
A 15 mois des élections présidentielles, au plus bas dans les sondages, et au risque de faire monter le Front National en provoquant un 21 avril à l'envers, Nicolas Sarkozy maintient le cap : droit dans le mur.
Quel Président...
Brûlez tout
C'est au tour de l'Egypte. Même déroulement qu'en Tunisie : le président se veut ferme, la population ne cède pas, le président se veut encore plus ferme, il fait appel à l'armée, la population ne cède toujours pas, le président annonce des réformes, il annonce un changement de gouvernement, la population ne cède toujours pas.
L'Egypte va faire comme la Tunisie, l'Egypte va se révolter contre son Président. Et Hosni Moubarak devra partir, lui aussi, parce que c'est son peuple qui le fout dehors : "Moubarak, dégage !"
Quelle leçon pour nous, qui nous complaisons dans notre société policée, avec nos petites considérations politiques, la droite, la gauche, les extrèmes, le centre, qui nous arrangeons avec nos consciences et nos compromissions quotidiennes.
Après Ben Ali, c'est Moubarak qui va dégager. C'est déjà écrit dans l'histoire par le peuple Egyptien.
Mohamed Bouazizi est entré dans l'histoire. En se brûlant vif, il a mis le feu à la Tunisie et à l'Egypte. Et d'autres pays voient ce qui se passe, et d'autres vont suivre, et des pays comme la Lybie ou l'Iran observent les évènements d'un oeil très inquiet.
On ne gouverne pas contre son peuple.
Immolez-vous par le feu. Incendiez la moitié du monde.
La tyrannie de l'insignifiance
Au commencement, était l'internet. Internet était un espace de communication, libre. Comme tous les espaces libres, internet est vite devenu une sorte d'espace de non-droit, dans lequel des gens s'affrontaient virtuellement (parfois même physiquement, en se donnant rendez-vous), sur des espaces d'échange de points de vue, appelés des "forums".
Bien sûr, internet, c'était aussi la messagerie instantanée, l'échange de fichiers, etc..
Mais ce billet, en l'occurence, portera sur les forums, parce que je les connais relativement bien, pour les fréquenter depuis longtemps, et que j'ai pu constater leur évolution.
Les forums, au départ, étaient initiés par d'obscurs informaticiens, qui mettaient en ligne des espaces de discussion, en priant le ciel que des gens daignent venir poster quelque chose sur les dits espaces, dont la quasi-totalité demeuraient désespérément vides. Certains espaces de discussion finissaient par prendre, grâce à deux ou trois participants ayant un peu d'esprit et de temps libre. C'était il y a longtemps, c'était un temps de liberté de ton, de parole, c'était au temps où internet était une société dans la société.
C'était avant qu'on éprouve le besoin de créer 4chan, sur lequel je reviendrai dans un prochain billet.
Certains forums, victimes (ou forts) de leur succès, ont grossi. Grossi. Grossi. Jusqu'à devenir intéressants pour les sociétés de commerce en ligne, qui entre temps s'étaient emparées de cet espace de liberté, tant il est vrai que le commerce et l'argent finissent toujours par contrôler et museler la liberté. Nous y arriverons d'ailleurs tout à l'heure, en conclusion.
Finalement, les petits administrateurs de ces petits forums, qui faisaient ça par passion de l'informatique et de l'échange, se sont dit qu'il y avait peut-être moyen de gagner de l'argent avec leur création. C'est humain. Eh oui, c'est bien mignon, l'échange, la liberté, la communauté, mais ça fait pas manger son administrateur.
Prenons par exemple un forum que je connais bien, celui du site http://www.hardware.fr. Un site internet rappelait, à l'époque de la vente de hardware.fr à LDLC, que Marc Prieur, créateur du site hardware.fr (qui s'appelait à l'origine hardware-fr.com), peu auparavant, avait écrit ceci sur son site :
"Posté le 03/01/2000 à 06:55 par Marc
Bonjour à tous,
Juste un
petit mot pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2000. L'année
1999 fut une année merveilleuse pour moi, HardWare.fr ayant connu une
croissance exponentielle. J'espère qu'il en sera de même en l'an 2000,
et que tout ce qui fait le charme d'internet, c'est à dire les sites
indépendants tels que le mien, ne seront pas assommés par des
mastodontes tapant à coup de Millions de Frs …"
Evidemment, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, mais cette expérience fut une dure leçon pour tous ceux qui croyaient vraiment qu'internet avait permis à des gens différents de s'exprimer. Marc Prieur ne fut évidemment pas le seul à agir de la sorte, et seuls quelques "purs" ont résisté aux sirènes des poids-lourds du net.
Lorsqu'ils ont vendu leur forum, ces administrateurs, ex-patrons, n'ont plus eu la possibilité, comme ils le faisaient lorsqu'ils étaient "libres", de laisser un peu n'importe qui dire n'importe quoi. N'étant plus maître chez eux, ils ont du engager, à la demande de leurs nouveaux "patrons", des barbouzes, pour "nettoyer" les forums, afin de les rendre compatibles avec l'image commerciale du site qui l'avait racheté. Marketing, communication, monnaie trébuchante, contre liberté, échange, esprit de communauté et dèche. Le choix était vite fait, et les forums condamnés. les créateurs de ces ex-espaces de liberté ont donc engagés des gens qui ont banni à tour de clic les habitués du forum, qui ne comprenaient pas pourquoi, du jour au lendemain, ce qui avait été permis pendant des années devenait interdit et sujet à sanction.
Beaucoup d'utilisateurs ont quitté les forums, sont partis ailleurs, souvent en créant leur propre forum, et en reproduisant la même attitude dictatoriale qu'ils avaient fuit. D'autres sont venus. La population du forum s'est renouvellée. Les jeunes sont arrivés, les vieux sont partis ailleurs, ont fait des enfants, bref, nous en sommes quasiment aujourd'hui à une demi-génération entre les utilisateurs initiaux des forums du début, et ceux qui y postent régulièrement aujourd'hui.
Finalement, les admins ont été obligés d'instaurer sur leur forum, jadis terre de liberté, un régime quasi militaire. Il ont nommés des armées de "modérateurs", leur donnant tout pouvoir pour frapper sans avoir à se justifier aucunement, tout utilisateur qui, pour le modérateur en question, contreviendrait aux règles instaurées par l'administrateur dans la "charte" du forum. Mieux, il ont donné à chaque modérateur de chaque section, la possibilité de poser lui-même ses propres règles. Par exemple, les modérateurs de la section "Achats/ventes" du forum du site hardware.fr feraient passer certains extrémistes politiques pour de doux agneaux.
Par paresse, facilité, ou à défaut de vouloir arbitrer eux-même, ces administrateurs, qui revendiquaient avec tant de force leur indépendance vis à vis des "mastodontes", ont donné à des individus "lambda", qui n'ont rien créé et n'ont rien fait d'autre qu'allégeance au "chef", le droit de "vie" ou de "mort" virtuelle sur les utilisateurs des forums, utilisateurs qui font vivre les forums, parce que sans eux, ces administrateurs pourrait se chercher un autre métier que celui d'administrateur de site internet, et très accessoirement, d'actionnaire ultra minoritaire.
Parmi ces individus, ces "modérateurs", certains sont honnêtes, et même intègres. Ils essayent de faire leur "job" (bénévole) du mieux qu'ils peuvent. La seule condition est de ne pas s'attaquer à un autre modérateur, car ces messieurs se protègent entre eux. Certains font ce "travail" en essayant de réfléchir à ce qu'ils font, et c'est assez louable pour être signalé.
Il y a aussi ceux qui ne réfléchissent pas 107 ans, qui se font visiblement chier à faire ce job non payé, et même si modérateur, c'est comme 1er ministre, ça ne se refuse pas, des fois ça fait quand même chier, alors on ne réfléchit pas, quand il y a une alerte, on ne va pas relire l'historique des conversations, on banni le mec et on retourne bouffer ses huitres. Citons par exemple le cas d'un modérateur, qui m'a récemment sanctionné, et dont la médiocrité ne justifie pas qu'on le sorte du légitime anonymat dans lequel il est plongé, en citant son pseudo. Disons tout de même qu'il fait partie de ces modérateurs courageux qui, en plus de tirer d'abord et de viser ensuite, présentent l'étonnante caractéristique de sanctionner, et lorsqu'on essaye de leur parler en MP, de répondre, et de mettre l'interlocuteur (qu'ils ont sanctionné) en ignore list. Ainsi, lorsqu'un modérateur comme ce médiocre individu vous sanctionne, et que vous lui parlez en MP, il vous répond, et vous met en ignore list, ce qui fait que vous ne pouvez pas lui répondre.
Pour vous faire une comparaison, c'est comme si votre patron vous foutait à la porte, et fermait sa porte à clé lorsque vous veniez lui demander une explication relativement à votre licenciement. C'est d'autant plus facile à réaliser pour ces modérateurs, qu'ils ont beaucoup plus de "pouvoir" que les utilisateurs lambda, et qu'ils sont quasiment toujours soutenus par les administrateurs des forums, lesquels sont surtout intéressés par les dividendes versés par leur "patron", et très peu par le sort des utilisateurs de leurs forums, qui n'est plus rien d'autre qu'une machine à fric. Je pense qu'on a connu des agents de la STASI plus ouverts à la discussion.
Et puis, dans les modérateurs, il y a les tireurs d'élite. Les barbouzes, les "nettoyeurs". Ceux qui ne réfléchissent à rien, qui flinguent, qui dynamitent, qui dispersent, qui ventilent. Certains sont modérateurs depuis beaucoup trop longtemps, et les admins ne les gardent que parce qu'ils leur sont utiles, parce qu'ils ne réfléchissent plus, ce sont les RAMBO de la modération, les mercenaires, ils n'ont peur de rien, ils peuvent bannir tout le monde, les petits, les grands, les bons, les méchants.
A travers cette petite histoire, cette simple anecdote, ce n'est pas le modérateur "toto" qui est visé, là aussi, soyons bien clair : un modérateur, répétons-le, n'est qu'un obscur internaute, qui possède un bouton supplémentaire sur son interface de navigation, lui permettant de bannir un utilisateur non modérateur. Ce bouton ne le rend ni plus intelligent, ni plus savant. Il ne le rend même pas plus idiot. Non, ce qui est symptomatique, ce qui transparaît, au travers de ces petites injustices quotidiennes, commises par d'obscurs individus bombardés "modérateurs" par des administrateurs eux-même dépassés le plus souvent par les évènements, c'est précisément toute l'inféodation du système au monde de la finance, à l'argent.
Ce qui est clair comme le jour, c'est que ces gens, jadis créateurs d'espaces de liberté, ont vendu leur âme au capitalisme, aux banquiers, aux financiers, et font maintenant taire, comme de petits dictateurs qu'ils sont devenus en fait, ceux qui leur font remarquer précisément cet état de fait.
Cette évolution est générale, c'est l'évolution d'internet, c'est ainsi : internet est mort, tel que nous l'avons connu, il est mort. Internet est ajourd'hui aux mains des petits tyrans, mais aussi des grands (les plus dangereux, on le voit avec LOPPSI), et il ne reste pratiquement plus qu'un seul espace de liberté : les forums anons, dont 4chan.org est le plus connu.
Oui, on y trouve de tout, sur 4chan.org. Le meilleur comme le pire. Oui, on y voit parfois des choses qu'on aimerait n'avoir jamais vues. Mais on n'y censure pas, justement, on n'y censure pas. Enfin pas encore, parce que ça viendra, comme la mer.
Pour terminer, constatons simplement qu'internet est aujourd'hui aux mains des financiers, et qu'il ne reste plus que des sites comme 4chan.org et Wikileaks pour pouvoir encore prétendre avoir une vraie liberté de parole. Tous les autres, de hardware.fr à Clubic (plus connu que hardware.fr, mais même genre), se sont pliés au joug du dieu finance. Finalement, la mauvaise nouvelle n'est pas pour les utilisateurs, qui peuvent passer d'un forum à l'autre. La mauvaise nouvelle est pour les créateurs initiaux de ces sites et de ces forums, qui croyaient avoir inventé un ton nouveau, et qui n'ont finalement réussi à faire que du copier/coller.











