Enfumer tue

31 décembre 2013

Happy Slapping New Year

Cachez ce pain que je ne saurais voir

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On l'a déjà connu plusieurs fois sur internet, ce fameux syndrome. Estelle Lefebure en avait été victime, lorsqu'elle avait fait un procès à altern.org pour avoir hébergé un site qui avait dévoilé des photos d'elle, nue.

En cherchant à faire fermer le site et l'hébergeur pour ne pas dévoiler ces photos, elle en avait fait la publicité, et ses photos s'étaient très rapidement copiées à des milliers d'exemplaires sur des milliers d'ordinateurs partout dans le monde, rendant techniquement impossible l'interdiction de leur diffusion. Aujourd'hui encore, ces photos sont visibles par l'intermédiaire d'un simple moteur de recherche.

Najat Vallaud-Belkacem est une jeune femme ambitieuse, une politicienne aux dents longues, mais dans la fougue de sa jeunesse, elle vient, elle aussi, de trébucher sur ce fameux syndrome, en rendant public un terme que jusqu'ici seuls quelques habitués des sites underground connaissaient : le Happy Slapping.

Qu'est-ce que le Happy Slapping ?

De mon (jeune) temps, on avait un jeu idiot, dans la cour de récréation : tête à claque. Tête à claque, cela consiste à se donner des claques, chacun son tour, à tour de rôle. Je te donne une claque, tu me donnes une claque, etc.

Le but du "jeu" est théoriquement de voir qui peut endurer le plus longtemps les claques. En réalité, le jeu se termine immuablement de la même façon : les claques deviennent de plus en plus fortes, et finalement, chacun finit par donner de vrais coups de poings à l'autre.

Pardon de le dire, mais c'est un jeu de cons.

Aujourd'hui, j'ignore si ce jeu est toujours d'actualité, mais en revanche, depuis quelques jours, à l'instar de nombre de mes concitoyens, je n'ignore plus rien du "Happy slapping". Le happy slapping consiste à filmer, à l'aide d'un téléphone portable, une scène d'agression d'une personne non consentante.

Indépendamment de l'aspect complètement dégueulasse de cette pratique, c'est sur la forme que Najat Vallaud-Belkacem a commis une erreur. Parce que, si hier, seul un public averti et restreint connaissait et avait accès au contenu de ces vidéos à la thématique plus que discutable, aujourd'hui, c'est monsieur et madame tout le monde qui en discute dans son salon.

Le constat est là : Najat Vallaud-Belkacem a multiplié par 100 l'audience de ces scènes d'agression, en les mettant sur la place publique. Si l'intention était louable, le résultat hélas, risque d'être l'inverse de ce qui était escompté.

La bonne nouvelle avec le projet de loi de Madame Vallaud-Belkacem, c'est que demain, une simple blague sur les blondes pourrait également être censurée. Ou une BD sur les blondes. Ou sur les juifs. Ou sur les belges. Ou sur les alcooliques. Ou sur les nains.

En attendant, si un inconnu essaye de vous mettre une baffe dans la rue, n'hésitez pas à lui écraser la tête contre le trottoir et à filmer son visage tuméfié pour envoyer les images à sa mère, histoire que lui aussi, il connaisse les joies de l'humiliation publique.

Happy New Year

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18 avril 2013

Ding Dong the witch is dead !

Thatcher

J'avais juste envie de le dire. Vous pouvez écouter cet émouvant hommage à Margaret Thatcher, ici : https://www.youtube.com/watch?v=TbYeJIvVwZk

J'espère qu'elle et Bobby Sands ont beaucoup de choses à se dire, à présent.

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08 juin 2012

Finish him

a2alcazar

 

Choisis ton camp, camarade !

Allez voter dimanche. Ne vous reposez pas sur les lauriers de la victoire du 6 mai, ne croyez pas qu'en chassant Sarkozy, vous avez chassé Yade, Dati, Copé, Juppé, Fillon, Raffarin, Morano, Lefebvre, Besson (bon, lui, si), Hortefeux, Pécresse, Douillet, Estrosi, et toute la clique plus ou moins acoquinée avec le front national.

Vous n'avez viré que le Président des riches, et c'était déjà très bien. Personnellement, j'ai joui. Mais, l'orgasme passé, la libération advenue, et une fois qu'on a recommencé à prendre l'habitude de ne plus entendre parler des noirs et des arabes tous les deux jours, se pose la question du pouvoir qui va être celui du gouvernement choisi par Jean-Marc Ayrault.

Et là, les choses sont claires : si vous ne poursuivez pas l'effort, les dimanches 10 et 17 juin, vous n'aurez viré personne. Parce que, souvenez-vous, dans ce pays, c'est l'assemblée nationale qui a toujours le dernier mot, et c'est le chef du gouvernement (donc le 1er ministre), qui gouverne, y compris s'il le faut, par le biais de l'article 49.3.

Si le PS n'a pas la majorité absolue à l'assemblée nationale, il devra, dans le meilleur des cas, composer avec l'extrème gauche (ce qui serait un moindre mal, je préfère largement Mélenchon à Le Pen), et dans le pire des cas, nommer un 1er ministre UMP.

En ne votant pas, vous prenez le risque de retrouver un Juppé ou un Copé comme 1er ministre. Pendant 5 ans.

Finissez le travail. Finish him !

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15 janvier 2012

Les pandas c'est vraiment des cons

 

Le panda est con et moche. C'est un animal fainéant, totalement inadapté à la vie, une erreur qui ne survivrait pas 6 mois avant l'extinction de l'espèce sans les chinois, lesquels prennent un malin plaisir à envoyer régulièrement leurs nuisibles se faire nourrir à l'étranger.

En ce moment, c'est en France que ces crétins de nounours vont venir se gaver aux frais du contribuable. Pour 10 ans. En pleine crise, j'espère que vous êtes contents de payer des impôts pour nourrir des abrutis de pandas fainéants.

On a suffisamment parlé des courbettes qu'a fait Nicolas Sarkozy durant tout son quinquennat aux chinois, jusqu'à laisser les policiers chinois faire la police dans notre pays et molester les manifestants français, lors du trajet de la flamme olympique en 2008, on ne va pas y revenir. Les chinois sont d'ores et déjà propriétaires du pays, qu'ils se partagent avec le Qatar.

Rappelons simplement quelques faits, à propos du panda : C'est un animal inadapté, un carnivore qui se nourrit de bambous, trop fainéant pour chasser des animaux. Résultat, il est obligé de mâcher durant des heures les bambous, qui ne sont pas adaptés à sa morphologie. Il ne digère qu'une faible partie de la nourriture qu'il ingère, et est donc obligé d'un ingérer de grandes quantités, et très souvent. En clair, il passe les deux tiers de son temps à bouffer. Quand il ne bouffe pas, il dort. Aussi inutile qu'un chat, mais il n'a même pas l'avantage de nous ronronner sur les pieds l'hiver, le panda ne sert à rien d'autre qu'à bouffer.

Sexuellement, il est tout simplement inactif, au point que dans certains zoos, on est obligé de diffuser une vidéo porno aux pandas (mettant en scène des pandas, bien entendu) pour essayer de les inciter à avoir des relations sexuelles. L'évolution à son niveau le plus bas.

Si l'on ajoute à cela sa robe qui le rend totalement visible des prédateurs au milieu des forêts de bambous, et son regard de crétin, chacun comprendra que cet animal ne joue absolument aucun rôle dans la chaine alimentaire, qu'il est totalement inutile et inadapté, et que la meilleure chose qui pourrait arriver, pour la planète, serait que l'espèce s'éteigne.

Quelques opinions similiaires à la mienne ici.

Vous l'aurez compris, la prespective de nourrir pendant dix ans deux gros abrutis pour lâcher le cul des chinois, ne m'inspire guère d'enthousiasme, surtout quand je lis qu'ils seront accompagnés pendant deux annés, ces deux machins, d'un soigneur et d'un vétérinaire chinois, dont j'aimerais bien qu'on nous dise par qui ils seront payés, durant ces deux années.

Qu'on ramène ces deux feignasses en Chine.

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31 décembre 2011

C'est à vous de faire la police

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Je poste ça dans culpabilité, hein, évidemment, puisque le message que veut faire passer le gouvernement, c'est que c'est de votre faute si vos amis ou les membres de votre famille meurent sur la route parce qu'ils ont trop bu.

Il s'agit donc de VOTRE responsabilité. VOUS êtes responsables des actes d'un adulte majeur, qui n'est pas sous votre tutelle.

Mais commençons par le commencement : vous avez vu la nouvelle campagne pour la sécurité routière ? Si vous ne l'avez pas vue, regardez-la. Un individu est allongé sur l'asphalte, les secours s'affairent autour de lui, essayant de le ranimer. L'homme est en arrêt cardiaque.

En fond, on entend ce qui s'est passé juste avant le départ de l'homme, au cours de la soirée. Un homme lui demande :

-T'es sûr que t'as pas trop bu ?

On n'entend pas la réponse de l'homme allongé. On ne sait pas s'il répond quelque chose comme "non, non, t'inquiètes pas, ça va aller, je dois aller m'occuper de mes filles", ou "ouiahc t'inuqièter  pas vieux  je sais ssl ceique je fais ". C'est quand même pas la même musique. Mais continuons : un autre homme (un ami, je suppose), lui dit :

- Avec c'que t'as bu, tu devrais pas conduire.

Là ça se précise, visiblement l'homme a trop bu. Enfin, une voix (à priori celle du premier intervenant) dit :

- Ok, si tu crois que tu peux conduire.

Et c'est là, c'est là que le gouvernement pointe du doigt le mauvais citoyen, le mauvais ami, le mauvais frère. Parce que cet homme-là, il n'aurait pas dû dire à un homme majeur qui veut rentrer chez lui "Ok, si tu crois que tu peux conduire", il aurait dû lui dire : "Non, tu ne conduiras pas", quitte à en venir aux mains avec son ami/collègue/frère, il aurait dû lui prendre ses clés, il aurait dû lui crever un pneu, ils auraient dû tous se jeter sur lui et le ceinturer, l'attacher, le ligoter, le baillonner.

Ben oui, parce que pour empêcher quelqu'un qui a trop bu et qui a décidé de rentrer chez lui, de prendre sa voiture, faut pas venir tout seul, et faut venir avec ses poings. Donc, lecteur coupable, sache-le : la prochaine fois que tu es dans ce cas de figure, tu te faches avec les gens, tu leur fous sur la gueule, et si ça marche, tu me fais signe, parce que moi, il y a de ce près de 18 ans, un jour, j'étais chez un ami, et j'avais trop bu, et il a essayé de me retenir.

Il n'a pas réussi, parce qu'un type qui a vraiment trop bu, il n'y a pas moyen de lui dire quoi que ce soit, et je suis parti, et je me suis planté. Seul, sans blesser personne, mais j'aurais pu. Depuis ce jour, je ne prends plus jamais le volant quand j'ai bu, parce que j'ai bien failli mourir, cette nuit-là, mais je peux vous dire que l'ami en question n'aurait JAMAIS pu me retenir.

Je suis résolument pour les campagnes de sécurité routière qui incitent à ne pas prendre le volant en ayant bu, je suis résolument pour la sécurité au volant, mais je suis scandalisé de voir qu'on reporte sur les citoyens la responsabilité des accidents de leurs proches, c'est dégueulasse, et c'est bien facile, on se paye une petite publicité, on reporte sur les citoyens la culpabilité, et c'est réglé, la LCVR (Ligue contre la Violence Routière) est contente, tout le monde est content, le gouvernement a agi, et si les gens continuent de se planter en ayant bu, ce sera de la faute de leur famille ou de leurs amis.

Evidemment, dans certains cas, il est possible de dire à quelqu'un "allez, tu restes dormir ici", mais ce slogan, "Quand on tient à quelqu'un, on le retient", ça veut tout simplement insinuer dans l'esprit des gens que s'ils n'ont pas retenu quelqu'un, c'est qu'ils ne tiennent pas à lui. Par extention, que ça leur est égal qu'il meure.

C'est abject comme raisonnement.

Ah oui, sinon le type dans la campagne à la télévision, il est mort. Juste avant qu'on entende son mauvais citoyen d'ami lui dire :

- T'appelles quand même quand t'es arrivé ? Oublie pas d'embrasser les petites.

Salaud, alors que c'est de sa faute si les petites sont orphelines.

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23 décembre 2011

L'arrache-Choeurs

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C'est une claque.

Je l'ai reçue ce matin, en découvrant que Bertrand Cantat avait sorti un CD. Ce vendredi 23 décembre 2011. En catimini. Forcément, en catimini. Sans rien dire à personne, Bertrand Cantat renait, il revient sur la scène musicale, avec un album incroyable, qu'il faut écouter très fort, seul, en roulant très vite sur l'autoroute A13.

Je sais, c'est mal.

Ecoutez "Les Mouillages", écoutez "Puisse un vent violent se lever", écoutez "Heureux sont ceux qui du malheur". Et puis écoutez "Bury me now", morceau écrit par Cantat entièrement.

Ecoutez cet album, qui rassemble les choeurs des pièces "Les Trachiniennes", "Antigone" et "Electre" de Sophocle, qui racontent les tragédies de femmes de l'antiquité.

Nombreux sont ceux qui voudraient faire taire Cantat, comme étaient nombreux ceux qui ne voyaient en Churchill qu'un alcoolique, en François Villon qu'un voleur et un assassin, en Rimbaud qu'un marchand d'armes. Cantat n'est ni alcoolique, ni assassin, ni voleur, ni marchand d'armes, Cantat est un homme, un humain, faible et mortel comme tous les mortels, qui a croisé la route du malheur, et qui a connu son goût.

Mais Cantat reste Cantat, talentueux, déchiré sur cet album, et c'est incroyable, on l'imagine démoli par le drame de Vilnius, et il l'est forcément, et voilà qu'il commence à chanter, et sa voix monte, sa voix nous emporte, et on l'entend souffrir, et sa voix est parfaite, elle colle au texte, non, elle ne colle pas au texte, elle le transcende.

Ecoutez l'album.

Je suis sûr que Marie Trintignant, qui nous manque énormément, phénoménalement, qui a laissé derrière elle un trou béant dans le paysage cinématographique français, je suis sûr que Marie Trintignant aurait adoré cet album.

Ecoutez-le, souvenez-vous que Bertrand Cantat, l'homme, a purgé sa peine, et puis pardonnez à l'homme, comme vous pardonneriez à votre fils. Ecoutez la voix. Ecoutez ce talent. Entendez-le. Accordez-lui le droit de revenir nous chanter la douleur, la souffrance, ou l'amour impossible, comme lui seul sait le faire, comme lui seul, peut-être, les connais. A ceux qui demeurent intransigeants, inflexibles, qui croient pouvoir s'ériger en juges, en justiciers, n'oubliez pas qu'à celui qui ne pardonne rien, il ne sera rien pardonné.

Ecoutez le, ici, légalement et gratuitement : http://www.deezer.com/fr/music/bertrand-cantat-bernard-falaise-pascal-humbert-alexander-macsween/choeurs-1370832#

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15 décembre 2011

Forum Coyote : à consommer avec modération

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Ils font des fautes jusque dans leur pseudo, leurs posts sont truffés de fautes d'accord et de conjugaison, et étant donné le peu d'intérêt qu'ils présentent pour le monde de l'internet en général, et des automobilistes en particulier, il n'est pas utile de les citer.

Ils sont modérateurs sur le site "http://www.moncoyote.com", rubrique "forum". Qu'est-ce que ce site ? Eh bien, cher lecteur, si tu te souviens de l'ordre du temple solaire, ou de Jim Jones, c'est un peu pareil : c'est une secte, toute entière dédiée à la glorification du Dieu Coyote, ex-avertisseur de radars en temps réel, devenu aujourd'hui, suite à l'accord passé par l'AFFTAC avec le gouvernement, dans le dos des utilisateurs, un boitier qui passe son temps à faire "bip bip" sur la route sans raison, complice du gouvernement pour piéger les automobilistes, éternelles vaches à lait du gouvernement.

Ces modérateurs n'ont même pas l'excuse d'être rémunérés par Coyote, non, c'est bien pire que ça : ils sont bénévoles. Ils font ça gratuitement. Il suffit de lire le forum pendant une demie-heure pour être abasourdi par la partialité de ces modérateurs. Vous voulez rire ? Allez donc poster sur le forum, quelque chose qui cite un des concurrents de Coyote, par exemple Wikango. Même pour dire "wikango c'est de la merde". Postez votre message, faites "F5" environ 5 ou 6 fois, et vous verrez, comme par magie, le nom de "wikango" (concurrent direct de Coyote, et qui a d'ailleurs plus d'utilisateurs enregistrés) sera remplacé par "EDIT MODO".

Eh oui, chez Coyote, on est dans une secte, on ne cite pas le nom du concurrent sur le forum. Forum de discussion ? Non, forum de glorification ! On est chez les incas, chez les romains, on adore le Dieu Coyote.

C'est édifiant.

J'ai même essayé de remplacer le nom de wikango par "EDIT MODO", c'est à dire qu'au lieu de poster "vous savez que sur le forum de wikango ils disent ceci ou cela", j'écrivais "vous savez que sur le forum de EDIT MODO ils disent ceci ou cela", eh bien même là, il s'est trouvé un modérateur (peu importe lequel, il est insignifiant) pour me menacer de bannissement, sous prétexte que je faisais de la publicité. "EDIT MODO", c'est encore de la publicité, parce que ça introduit dans le propos du posteur, l'idée qu'il existe des concurrents à Coyote. Le modérateur en question divise par zéro dans sa tête, je ne voudrais pas y habiter.

En réalité, indépendamment de l'incompétence des modérateurs de ce petit forum sans intérêt, et de leur propention à lêcher la main qui les carresse, c'est surtout la fébrilité des salariés de Coyote qui est à retenir. Il faut savoir que sur ce forum, intervient le responsable de la relation clientèle chez Coyote. Lui est salarié de l'entreprise. Et ces gens ont très légitimement peur pour leur emploi, parce qu'ils savent que le produit qu'ils ont sorti ne vaut rien, qu'il est buggé jusqu'à l'os, qu'il ne sert à rien, et qu'il ne vaut  surtout pas les 12 euros que la société Coyote entend continuer à demander à ses utilisateurs chaque mois.

Et ils ont bien raison d'avoir peur pour leur emploi, parce qu'à en discuter en privé avec les (ex-)clients Coyote, tout le monde est d'accord : ça ne vaut pas ce que ça coûte. Ca ne sert plus à grand chose, d'autant que les clients Coyote utilisatient surtout ce boitier pour avoir le signalement des radars mobiles (aujourd'hui zones à risque), et que le signalement, et surtout la confirmation / infirmation de ces "zones à risque", est devenu quasiment impossible avec le nouveau système.

Profitez-en, messieurs les petits censeurs, profitez-en bien. Parce que vous avez mangé votre pain blanc.

EDIT MODO

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19 novembre 2011

Mort d'un coyote

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Le 11 mai 2011, un coup de tonnerre retentissait sur le petit monde des fabricants d'avertisseurs de radars, et notamment Avertinoo, Wikango et Coyote. La cause de ce remue-ménage ? La décision extrèmement soudaine et non concertée (comme d'habitude avec Nicolas Sarkozy) d'interdire purement et simplement les avertisseurs de radars. La cause de cette décision ? Un mauvais chiffre sur les accidents de la route, dûs en réalité au nombre supérieur à la moyenne annuelle d'automobilistes sur les routes, sur la période étudiée.

En fait, il a simplement fait beau, les gens se sont dit, plus nombreux que d'habitude : "tiens, si on profitait du beau temps pour aller rendre visite à tata jeannette / aller faire un tour au bord de la mer / visiter Toiry / whatever", du coup, plus nombreux que d'habitude sur les routes, statistiquement, ils ont été plus nombreux que d'habitude à avoir des accidents.

Nicolas Sarkozy, confronté à cette augmentation, a courageusement pris la décision, comme d'habitude, de taper violemment sur la tête du peuple, puisque c'est toujours de la faute du peuple, si l'insécurité augmente. Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la Violence Routière, a certainement été ravie à l'idée que le gouvernement aille enfin enterrer les vilains délinquants de la route dans la chaux vive qu'ils méritent, et les fabricants d'avertisseurs de radars ont commencé à faire le bilan de leur entreprise et à refaire leur CV.

En parallèle, ces fabricants (avertinoo, wikango et coyote) ont créé une association, l'AFFTAC. AFFTAC, pour Association Française des Fournisseurs et utilisateurs de Technologies d’Aide à la Conduite. Vous aurez noté que le "u" de "utilisateurs" n'est pas inclus dans le sigle. Ce point n'est pas anodin, nous verrons qu'en réalité, les utilisateurs ont été floués par l'AFFTAC, qui s'est contentée de sauver son cul dans cette affaire, et son chiffre d'affaire, en baissant son pantalon devant le gouvernement, lequel tenait surtout à envoyer un message à l'électorat de droite. François Hollande s'étant également courageusement prononcé pour l'interdiction des avertisseurs de radars, gageons que ce n'est pas avec le parti socialiste que les libertés individuelles connaitront une expansion significative.

Donc, les fabricants d'ADR (pour Avertisseurs De Radars) se sont tout aussi courageusement mis d'accord pour transformer leurs outils en presse-papiers, tout en faisant croire aux utilisateurs qu'ils avaient encore un intérêt à payer 12€ par mois leur abonnement, pour être informés de... rien de bien utile, puisque quand le boitier ou l'application sonne, on ne sait plus s'il s'agit d'un radar fixe, d'un radar mobile, d'un bouchon, d'un accident, d'une perturbation, d'un animal errant sur la route, on sait juste que, quelque part, un danger quelconque est peut-être présent, à une distance approximative.

Franchement, pour 12 euros par mois, je peux vous dire la même chose par SMS tous les matins, et j'aurai raison à chaque fois.

Coyote ne sert plus à rien, il est inutile, il est mort, et c'est entièrement de sa faute, il a cédé au gouvernement, il a cru pouvoir faire passer ses intérêts financiers et commerciaux avant les intérêts de ses utilisateurs. Qu'il tombe dans l'oubli, et avec la société, son PDG, Fabien Pierlot, qui n'a pas défendu ses utilisateurs, mais uniquement son business.

C'était d'ailleurs comique, de voir sur le forum coyote (http://moncoyote.com), l'acharnement de Sébastien (responsable de la relation clients chez Coyote) et de l'équipe des modérateurs, pour défendre cette évolution de l'outil, sur le mode "vous ne comprenez pas, vous ne savez pas lire entre les lignes, vous verrez, ça ne changera rien, vous serez contents, Coyote veut préserver le service offert à ses utilisateurs). Tout intervenant qui osait venir émettre le moindre doute sur le fonctionnement du futur Coyote se voyait renvoyer vertement dans ses 22 mètres par le staff modération, ainsi que certains utilisateurs désireux de plaire à la modération.

Aujourd'hui, nous avons un peu de recul sur cette évolution, et il ne se trouve pas un seul utilisateur pour être satisfait de Coyote. Cette entreprise va vraissemblablement bientôt mourir, sauf à diminuer de façons extrèmement significative le montant de son abonnement. Le service rendu aujourd'hui par Coyote ne vaut pas plus de 12€ par an, c'est presque un service public, au même titre que les panneaux avertisseurs lumineux sur les autoroutes, et de la même utilité.

Pour ceux qui veulent continuer à être informés de la présence précise des radars fixes et feux rouges (c'est un pis aller), achetez un avertisseur de radars non communiquant de chez Wikango, ils fonctionnent très bien. Pour être averti des radars mobiles en temps réel, faites comme dans le bon vieux temps, confiance aux appels de phares.

A propos des ADR non communiquants, je rencontre actuellement de gros, très gros problèmes avec un Takara RF10, j'espère qu'ils seront bientôt résolus.

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03 juin 2011

Le Coyote et les chacals

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Ah, il y en aurait, des choses à dire, en ce moment. On pourrait épiloguer sans fin sur la grandeur et la décadence de l'homme, on pourrait évoquer la chute d'Icare, parler d'un tournant de notre civilisation, employer des termes comme prise (ou crise) de conscience. Certains ont défendu aveuglément un DSK que les Etats-Unis ont sciemment assassiné politiquement et publiquement, d'autres comme Audrey Pulvar ont crié implicitement à l'oubli de la victime présumée, en fustigeant un "microcosme politico-journalistico-intellectuel parisien", ce à quoi Jean-Michel Apathie, tout aussi respectable que sa consoeur, a répliqué que les propos d'Audrey Pulvar correspondaient à "n'importe quoi", parlant d'un "microcosme" défini à la truelle par un poujadisme de bazar qui oppose ce foutu "microcosme" au "peuple".

On a vu des gens tout aussi respectables, comme Robert Badinter ou Jean-François Kahn, se prendre plus ou moins (plutôt plus pour Jean-François Kahn, qui met fin à sa carrière sur ce désastreux "troussage de domestique") les pieds dans le tapis sur cette affaire.

BHL, toujours aussi navrant, Giselle Halimi... Jusqu'à Harlem Désir, qui a repoussé jusqu'aux confins de la galaxie les frontières du ridicule, en appelant Nicolas Sarkozy a intervenir en faveur de DSK, démontrant ainsi, outre l'incongruité de sa demande, sa totale méconnaissance du sytème judiciaire américain, parce qu'aux Etats-Unis, qu'on aime ou pas le principe, le pouvoir politique n'intervient jamais dans les affaires judiciaires, et que si Barack Obama, qui ne s'est pas exprimé sur l'affaire, l'avait fait, il aurait aussitôt suscité un véritable tollé dans tout le pays. A sa décharge, il y a un mois, personne n'avait jamais entendu parler du "Perp walk", sorte de version moderne du goudron et des plumes de nos bon vieux westerns.

Et puis on a fini par nous dire que tout le monde savait. Alors du coup, ça a jeté un froid. Parce que si tout le monde savait, pourquoi personne n'a rien dit ? On nous avait présenté l'image d'un DSK dragueur, amateur de femmes, et c'est une chose plutôt bien vue en France. Il était le présidentiable idéal, le favori, il aimait bien les femmes ? La belle affaire ! On a toujours bien aimé les femmes, en France. Les petites femmes de Paris.

Et tout à coup, on nous dit qu'on savait. On savait qu'il était borderline. On nous parle d'un Benoit Hamon demandant à ce que DSK soit en permanence surveillé par des gardes du corps, craignant qu'il "n'explose en plein vol". On nous parle d'un Nicolas Sarkozy qui l'avait averti que là-bas, ce n'est pas comme ici, ils ne rigolent pas avec le sexe.

On nous parle d'une Mme Tristane Banon, qui aurait été agressée par DSK en 2002. On nous ressort des cadavres des placards.

C'est une ancienne collaboratrice qui confirme qu'il était entreprenant, c'est une actrice de X qui affirme qu'il était tendre et gentil...

Je n'étais pas dans cette suite, j'ignore ce qui s'est passé dans cette suite, et je crois que le plus important n'est pas ce qui s'est passé dans cette suite. Le plus important et le plus grave, c'est ce qui se passe maintenant. Les gens découvrent qu'on s'apprétait à leur vendre un futur Président qui ne correspondait peut-être pas du tout à l'image qu'ils avaient de lui. Et ce n'est pas la gauche qui est responsable, puisque visiblement, tout le monde savait. C'est toute la classe politique qui s'apprêtait à enfumer les électeurs.

Aujourd'hui, après le tsunami DSK (pardon pour l'analogie de comptoir), le coeur de la centrale politique est entré en fusion. Les langues se délient. Georges Tron, intouchable il y a un mois, et qui aurait fait taire ses deux accusatrices d'un seul coup de téléphone, démissionne en trois jours. Et ce n'est pas fini pour lui.

Luc Ferry accuse carrément un ancien ministre de la république, d'avoir été impliqué dans des parties fines avec des petits garçons, au Maroc, et de s'être fait "poisser" par la police marocaine. "Poisser", dans mon esprit, est un mot qui signifie "manque de chance". Je le trouve extrèmement déplacé, s'agissant de pédophilie.

Et demain, nous révèlera-t-on que tout le monde connait le père de l'enfant de Rachida Dati ? Apprendra-t-on où, comment, et dans quelle position Nicolas Sarkozy a fait un enfant à Carla Bruni ?

Nous dévoilera-t-on les turpitudes de Frédéric Mitterrand ? Ah non, ça c'est déjà fait, par l'intéressé lui-même, ce qui ne l'a pas empêché d'être nommé au gouvernement. N'est-ce pas là, au fond, le symbole même du pourrissement de nos politiques ? Que Frédéric Mitterrand soit ministre de la république ?

Vivrait-on dans un pays de chacals ?

Quoi qu'il en soit, ça ne va pas être simple de draguer, au 21ème siècle... Et il est probable que la campagne présidentielle de 2012 ne va pas être des plus ragoutantes. DSK avait prédit qu'elle serait "sale", ignorant qu'il serait le premier à se faire flinguer.

Et pendant que tout ce petit monde macère dans son jus vicié en s'enfilant joyeusement dans des grandes partouzes mondaines, pendant qu'on nous cache des faits "connus dans tout Paris" (Marine Le Pen s'était pourtant bien gardée, comme les autres, de parler de quoi que ce soit avant que DSK ne tombe aux Etats-Unis, elle était complice comme les autres), pendant ce temps-là, sur qui l'Etat tape-t-il ? Qui est désigné du doigt par le gouvernement, qui estime indispensable de prendre immédiatement une mesure forte de répression sévère ?

Les ministres qui vivent aux frais de la république ? Les députés qui ne siègent que lorsqu'il sont obligés de le faire, sinon ils ne touchent pas leurs indemnités ? Les 1000 français les plus riches qui ont vu leurs revenus littéralement exploser, à tel point que la plupart d'entre eux ignore combien ils ont d'argent exactement ?

Vous n'y êtes pas, les fautifs, ceux qu'il convient de punir, ce sont les responsables de la hausse de la mortalité sur les routes.

Vous, comme moi, pensiez que c'était le beau temps exceptionnel, qui a poussé massivement les gens à se déplacer pour partir en we, beaucoup plus que l'année dernière à la même époque, qui avait fait statistiquement monter le nombre d'accidents, et donc le nombre de tués, n'est-ce pas ?

Eh bien non, la faute en revient aux avertisseurs de radars. Alors, un avertisseur de radar, qu'est-ce que c'est ?

Si vous écoutez Claude Guéant, c'est un appareil qui sert à se mettre hors la loi en roulant à 180 là où il n'y a pas de radars déclarés, et c'est à cause de ces appareils (et des panneaux avertisseurs de radars) qu'il y a des morts.

Si vous écoutez l'AFFTAC, l'association regroupant les fabricants d'avertisseurs de radar, ce sont des "appareils d'aide à la conduite".

Et si vous m'écoutez moi, qui en possède 2 de marque différente, l'un matériel, l'autre logiciel, c'est tout simplement un appareil qui me permet de ne pas me faire flasher à 133 pour 130 comme cela m'est encore arrivé récemment, et donc de conserver mon permis de conduire, qui est également mon permis de travailler. En l'absence de régulateur de vitesse, il faut une demi-seconde pour passer de 134 chrono (vitesse retenue 129) à 136 chrono (vitesse retenue 131).

En une demi seconde, vous avez perdu 45 euros et 1 point. Faites 20000 kilomètres dans l'année, faites-vous avoir 12 fois par un radar non signalé, vous êtes au chômage. Il faut rappeler que 80% des infractions constatées à la limitation de vitesse sont inférieures à 10 km/h.

Pourtant, le gouvernement est formel : zéro tolérance, zéro avertissement. Pas le droit à l'erreur, quand on est un ministre du budget on peut se permettre de tenir aussi les cordons de la bourse du parti politique présidentiel, mais quand on est un automobiliste, on n'a AUCUN droit à l'erreur.

Petite fiction :


Il fallait s’y attendre.
 
L’association « victimes dans la cuisine » a demandé au Premier Ministre de prendre des mesures rapidement sur le sujet des accidents domestiques .
 
Il suffit de voir ce graphique pour se rendre compte du carnage.
5 fois plus de morts dans les accidents domestique que sur la route.

110

La réaction du gouvernement ne s’est pas faite attendre.
 
Première mesure : Création d’une nouvelle taxe sur les produits javellisés.

Deuxième mesure : Suppression des étiquettes http://hfr-rehost.net/http://i20.servimg.com/u/f20/16/50/26/51/210.jpg sur les flacons.

Troisième mesure : Interdiction aux usagers d’utiliser des systèmes de sécurité sur les portes de placard.


C'est totalement absurde, n'est-ce pas ? Eh bien c'est exactement ce que veut mettre en place le gouvernement.

Pendant ce temps-là, les petites partouzes entre amis continuent chez ces messieurs qui nous gouvernent, et qui ont des chauffeurs ou des avions pour se déplacer.

L'insurrection finira-t-elle par venir ? Jusqu'où pourront-ils aller trop loin ?

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03 mars 2011

les terroristes d'ultra-gauche sautent sur Alliot-Marie

20070824

 

On pensait que Sarkozy avait tapé fort en démissionnant "de force" MAM. Il y en a un qui vient de taper encore plus fort, et, une fois n'est pas coutume, je vais lui laisser la parole sur ce blog.

Il s'agit de Gérard Coupat, père du "Coupat idéal" Julien Coupat, le terroriste d'ultra-gauche bien connu du public pour avoir été maintenu en détention plus de 6 mois sans aucune preuve de quoi que ce soit, puis avoir été libéré le 28 mai 2009.

Mais laissons la parole à son père, Gérard Coupat. L'ensemble de son intervention sera mise entre guillements, et en italiques. Le billet original est à lire ici.

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De Tarnac à Tunis, tombeau pour une ministre

Chère Michèle-Yvette-Marie-Thérèse Alliot-Marie

Ce qui vous arrive est injuste. Rien n’est pire que de tomber pour une faute qu’on ne peut reconnaître. Car qu’avez-vous fait d’autre, dans cette excursion tunisienne, que ce que font depuis toujours tous vos petits camarades ? Et si l’on vous fait expier l’infamie cette fois trop visible de la politique étrangère de la France, que va-t-on faire de vos infamies passées, tellement plus notables ?

Je suis né la même année que vous, en Algérie, d’un père militaire puis ouvrier. J’en tiens une idée assez précise, je crois, de ce que fut le gaullisme après 1945. De là, j’ai été rapatrié dans le Sud-Ouest. On ne pouvait ignorer alors, dans le Sud-Ouest, ce qu’était le clan Marie. Puis, comme tant d’autres dans ma génération, une fois éteint le souffle émancipateur de 68, j’ai fait ma carrière sans plus me soucier de politique, laissant cela, bêtement, à des gens comme vous. Je dis «bêtement», car avec l’affaire de Tarnac, j’ai fini par admettre que si vous ne vous occupez pas de politique, la politique, elle, s’occupe de vous. Enfin, la seule sociologie ne suffit pas à expliquer mon ultime malchance : habiter à Rueil-Malmaison, baronnie dont votre compagnon Ollier a hérité des mains de Jacques Baumel, «gaulliste historique». Cela dit pour situer «d’où je parle», comme on disait en 68.

On vous reproche aujourd’hui votre compromission avec un dictateur tunisien. Quelle mauvaise foi ! Quel dictateur africain ou maghrébin ne s’est pas vu, un jour ou l’autre, offrir les services de la France ? Qui peut prétendre ignorer la collusion historique entre l’Etat français et à peu près toutes les autocraties véreuses issues de l’empire colonial ? Croit-on qu’un Claude Guéant ait des fréquentations plus honorables que vous ? Et qui peut ignorer que, depuis cinquante ans, l’argent des ventes d’armes ou celui de Dassault sert de diverses manières à financer les réseaux gaullistes ? L’existence de monsieur Foccart n’est tout de même pas une découverte récente. Et si Charles Pasqua fait aujourd’hui sourire, pourquoi devriez-vous faire horreur, sinon en vertu d’une obscure misogynie ?

Si l’on vous sacrifie, c’est en un sens pour sauver le grand aveuglement français d’après-guerre : l’aveuglement quant à la nature du gaullisme. Le gaullisme fut une curieuse synthèse de Maurras et de Machiavel, et rien d’autre. Qui furent les «gaullistes historiques» ? Des gens qui ont appliqué en temps de «paix» les techniques clandestines, les illégalismes qu’ils avaient appris dans la Résistance. Des anciens de la Cagoule. Des activistes orphelins de l’action. Des pétainistes déçus de Vichy mais toujours friands de grands hommes. Des passionnés de la conspiration. En 1959, quand les frères Bromberger écrivent les 13 complots du 13 mai, ils trouvent finalement héroïque que De Gaulle ait pris le pouvoir et fondé la Ve République à la faveur d’un authentique coup d’Etat. Le Coup d’Etat du 13 mai, c’est le titre d’un livre amer du colonel Trinquier.

Dans les années 1940, Jacques Baumel s’occupait de financer le Rassemblement du peuple français (RPF). Le service d’ordre du RPF, principalement composé de truands militarisés, est l’ancêtre du Service action civique (SAC). Les tueurs du SAC furent toujours aux côtés de votre bon-papa, quand il faisait campagne à Biarritz pour les législatives ou les municipales. Votre compagnon Ollier a succédé à Baumel à la mairie de Rueil-Malmaison. Quant à vous, vous honorez les héritiers du SAC, devenu le Mouvement initiative liberté (MIL), de votre participation à leurs conventions. La boucle est bouclée. En février 2009, vous y faisiez un discours intitulé «Français toujours et fier de l’être».

Quand je le lis, j’ai l’impression d’entendre Raymond Marcellin. Comme celui-ci demandait au SAC, après 68, de l’aider à casser du gauchiste, vous demandez au MIL de «créer de la part de l’opinion publique un rejet de ces groupes» afin d’«isoler et lutter contre ceux qui attaqueraient l’Etat» puisque «nous sommes à l’heure où l’ultra-gauche voudrait remettre en cause l’autorité et le pouvoir de l’Etat». Dans la droite ligne hallucinée de Raymond Marcellin, qui soutenait les groupuscules d’extrême droite pour y recruter des hommes de main, vous avez pris comme porte-parole du ministère de l’Intérieur un ancien d’Occident, Gérard Gachet, dont on a fait opportunément détruire la fiche RG. Ils sont loin d’être rares les anciens de ces groupuscules dans l’actuelle majorité. De la même façon, avoir affaire depuis trois ans à l’antiterrorisme m’a projeté un demi-siècle en arrière, en Algérie, où l’antiterrorisme désignait la Main rouge, ces barbouzes qui faisaient sauter des bombes à la casbah pour provoquer les «musulmans».

Je tenais à vous dire que je trouve particulièrement injuste que l’on vous fasse à présent grief de mentir, car de mentir, depuis que je vous écoute, vous n’avez jamais cessé de le faire. Vous êtes allée jusqu’à déclarer à la radio, l’affaire s’étant retournée, que vous n’aviez jamais traité les gens de Tarnac de «terroristes», que c’était une invention des journalistes. Il est vrai que vous n’étiez que ministre de l’Intérieur quand vous les avez fait arrêter par la police antiterroriste.

A l’Assemblée, vous avez répondu à un député en des termes vifs, regrettant «l’abjection d’essayer d’utiliser mes parents pour vous en prendre à moi et pour m’attaquer politiquement». Je partage votre émotion, moi qui ai été utilisé de toutes les façons possibles pour s’en prendre à mon fils et l’attaquer politiquement. Pour ce qui est de trouver indécent de voir «passer sa vie, tant publique que privée, au peigne fin» comme vous vous en êtes plainte récemment, nous qui sommes sur écoute depuis trois ans et qui avons pu tâter des micros directionnels de la DCRI comme de leurs techniques de filature, nous en convenons : c’est très désagréable. Il serait d’ailleurs heureux que cela cesse. L’argent public a certainement de meilleurs usages.

Pour tout vous dire, à voir tous ces vieux dictateurs tomber, et à vous voir les suivre dans leur chute, j’en viens à souhaiter que vous ne soyez pas la seule à disparaître. Nous sommes lassés de voir depuis quarante ans les mêmes visages et les mêmes noms jouer au jeu des chaises musicales à la tête de l’Etat tandis que la souffrance sociale croit d’année en année. En attaquant les gens de Tarnac, vous m’avez rendu désirable l’insurrection qui vient, vous m’avez offert une vraie conscience politique. Soyez-en remerciée. A présent, je sais la différence entre des hommes, ou une femme, de pouvoir et ce que Hannah Arendt appelait une «vie politique».

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